Mambasa : la NSCC appelle au boycott du paiement des taxes pendant six mois
La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) du territoire de Mambasa appelle à la suspension du paiement des taxes et impôts dus à l’État pendant une période de six mois, en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie de l’Ituri.
La décision a été annoncée dimanche 9 août 2026 par Jospin Paluku Mbowa, responsable de la coordination territoriale de la NSCC, à l’issue d’une assemblée extraordinaire consacrée à l’évaluation de la situation sécuritaire à Mambasa.
Selon lui, le paiement des taxes et impôts devrait être conditionné au retour de la sécurité dans l’ensemble du territoire. Il estime que cette suspension pourrait durer six mois ou davantage, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire.
« Nous revenons d’une assemblée extraordinaire pour évaluer la situation sécuritaire du territoire de Mambasa. Vu que la région est actuellement confrontée à l’insécurité, nous avons soulevé la question de l’incivisme fiscal. Toute personne redevable à l’État pour payer les taxes et les impôts ne peut pas payer pendant cette période. Nous allons conditionner le paiement de ces frais au retour de la sécurité, et cela pendant six mois », a déclaré Jospin Paluku Mbowa.
La NSCC justifie cet appel par la persistance des attaques attribuées aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) dans plusieurs zones du territoire. La structure estime que les difficultés sécuritaires affectent les activités économiques de la population et limitent sa capacité à s’acquitter normalement de ses obligations fiscales.
Jospin Paluku Mbowa appelle par ailleurs les différentes composantes de la société civile ainsi que la population à renforcer leur collaboration dans la recherche d’une solution durable à l’insécurité.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs structures de la société civile de Mambasa ont également annoncé une journée de deuil et de ville morte pour ce mercredi 12 août, afin de dénoncer la persistance des violences et de rendre hommage aux victimes des attaques attribuées aux ADF.
Au début du mois d’août, plusieurs incidents sécuritaires ont notamment été signalés dans la chefferie des Babila-Babombi, faisant des victimes civiles et causant d’importants dégâts matériels.
La décision de la NSCC constitue toutefois un appel de la société civile. Elle ne signifie pas, en elle-même, la suspension officielle des obligations fiscales fixées par l’État.
Rédaction
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