Ituri : des agents de l’Urbanisme réclament le départ de leur chef de division
Des agents de la Division provinciale de l’Urbanisme de l’Ituri ont manifesté jeudi 24 septembre 2026 à Bunia pour dénoncer plusieurs dysfonctionnements qu’ils attribuent à la gestion de leur service. Ils réclament notamment le départ du chef de division provinciale, Vincent Etsou Gokpa.
Les protestataires ont brûlé des pneus devant les bureaux de la Division pour faire entendre leurs revendications. Dans un document présenté comme leur cahier de charges, ils évoquent des problèmes liés à la gestion administrative, technique, financière et sociale du service.
Sur le plan administratif, les agents dénoncent notamment ce qu’ils considèrent comme un non-respect de la structure organique et des attributions des différents responsables. Ils affirment que certaines compétences seraient concentrées entre les mains du chef de division, au détriment de bureaux et d’agents dont les responsabilités seraient pourtant prévues dans l’organisation du service.
Les protestataires soulèvent également la question des ordres de mission. Selon eux, certains documents ne seraient pas régulièrement enregistrés au secrétariat. Ils déplorent par ailleurs un manque de communication interne et des pratiques qu’ils estiment incompatibles avec le statut des agents de carrière de l’État.
Des préoccupations sur la gestion technique
Les revendications concernent également le fonctionnement technique de la Division provinciale de l’Urbanisme. Les agents évoquent notamment la protection des espaces relevant de l’urbanisme ainsi que des travaux d’aménagement et des opérations de morcellement qu’ils considèrent comme irréguliers.
Ils s’interrogent également sur la participation de certains responsables à des commissions techniques chargées de l’examen de dossiers, notamment ceux relatifs à la délivrance des permis de construire.
La question des taxes et documents d’urbanisme
La gestion financière figure aussi parmi les principaux points soulevés. Les agents dénoncent ce qu’ils présentent comme un non-respect de la nomenclature applicable à certaines taxes et font état de surtaxes présumées.
Ils évoquent également des chevauchements dans la délivrance de certains documents d’urbanisme. Des accusations qui, si elles étaient établies, pourraient soulever des questions sur le fonctionnement administratif d’un secteur directement lié à l’aménagement urbain et à la gestion des espaces constructibles.
Les agents demandent une amélioration du climat de travail
Sur le plan social, les protestataires décrivent des difficultés de collaboration, de communication et d’organisation du travail. Ils demandent le rétablissement d’un climat professionnel qu’ils jugent conforme aux textes régissant l’administration publique.
Des démarches seraient par ailleurs engagées entre les différentes parties, notamment les responsables de la justice, de la Fonction publique et de l’Urbanisme, afin de rechercher une issue à la crise.
Le chef de division provinciale de l’Urbanisme, Vincent Etsou Gokpa, n’a pas encore présenté publiquement sa version des faits dans les éléments disponibles. Ses explications, ainsi que les éventuelles conclusions des autorités saisies, permettront de confronter les revendications des agents aux faits et documents administratifs concernés.
Rédaction
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