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Mambasa : des enfants de 7 à 15 ans enrôlés de force par les ADF, des rescapés brisent le silence

Une nouvelle alerte vient assombrir la situation sécuritaire dans le groupement Babila-Teturi, en territoire de Mambasa. Un couple pris en otage dimanche dernier à Seseo par des présumés combattants ADF a été libéré et a regagné lundi soir la localité d’Etabe.

Selon les informations recueillies par les autorités locales auprès des rescapés, une trentaine d’autres civils auraient également été libérés par leurs ravisseurs.

Mais les témoignages livrés après cette libération révèlent une situation particulièrement préoccupante. Les rescapés font état d’un renforcement des effectifs des ADF, à la suite de l’arrivée d’un autre groupe armé dont la provenance demeure inconnue.

Plus inquiétant encore, le couple affirme avoir été témoin de l’enrôlement forcé d’enfants âgés de 7 à 15 ans dans les rangs des ADF. Ces mineurs seraient capturés lors des attaques avant d’être contraints de rejoindre les combattants.

Une pratique qui constitue une grave violation des droits de l’enfant et qui accentue l’inquiétude des communautés locales déjà confrontées aux violences et aux déplacements.

Face à cette situation, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du groupement Babila-Teturi appelle les autorités à renforcer urgemment les opérations des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), notamment pour retrouver et libérer les personnes qui seraient encore retenues en captivité.

« Selon nos informations recueillies auprès du couple, une trentaine d’autres civils auraient aussi été libérés. Les effectifs ADF se seraient renforcés avec l’arrivée d’un autre groupe armé venu d’une direction inconnue. Ils dénoncent surtout l’enrôlement forcé d’enfants de 7 à 15 ans pris lors des attaques », rapporte la société civile.

Par ailleurs, sept autres rescapés, qui auraient passé près d’un mois en captivité entre les mains des ADF, sont arrivés mardi 8 septembre auprès du chef de la localité d’Etabe.

Ces nouveaux témoignages relancent ainsi l’urgence d’une réponse sécuritaire et humanitaire dans cette partie du territoire de Mambasa, où les populations restent exposées aux attaques et aux enlèvements.

Saint Olivier ELOIM

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