Ebola en Ituri : MSF insiste sur la responsabilité individuelle pour sauver des vies
La lutte contre Ebola ne dépend pas uniquement des centres de traitement ou des équipes médicales. Pour Médecins Sans Frontières (MSF), l’implication active de chaque citoyen constitue un élément déterminant pour freiner la propagation de la maladie.
Au cours d’un café de presse organisé vendredi à Bunia, le coordonnateur des urgences de MSF, Frédéric Manantua, a lancé un appel pressant à la population afin qu’elle consulte rapidement les structures sanitaires dès l’apparition des premiers signes de maladie.
Selon lui, l’un des principaux obstacles à la riposte demeure l’arrivée tardive des patients dans les centres de santé.
« Dès qu’une personne se sent malade, elle doit se rendre immédiatement dans une structure sanitaire. Plus tôt la prise en charge est assurée, plus les chances de guérison sont élevées », a-t-il déclaré.
Le responsable humanitaire rappelle que les symptômes d’Ebola peuvent ressembler à ceux d’autres maladies courantes. C’est pourquoi il recommande à la population de laisser les professionnels de santé établir le diagnostic approprié plutôt que de s’automédiquer ou d’attendre une aggravation de l’état de santé.
MSF insiste également sur le rôle des communautés dans la surveillance sanitaire. Chaque famille, chaque leader communautaire et chaque citoyen peut contribuer à la détection rapide des cas suspects en orientant les malades vers les centres de santé.
Pour l’organisation humanitaire, la réussite de la riposte repose autant sur les infrastructures médicales que sur la confiance de la population envers les équipes sanitaires.
« La responsabilité individuelle et collective est aujourd’hui l’une des armes les plus efficaces contre Ebola », a conclu Frédéric Manantua.
Rédaction
Share this content:



Laisser un commentaire