RDC : Martin Fayulu réclame l’inclusion de l’AFC/M23 dans le dialogue national
Martin Fayulu maintient sa position en faveur d’un dialogue national qu’il souhaite « véritablement inclusif ». Le président de l’ECiDé et leader de Lamuka estime notamment que les acteurs liés à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, dont l’AFC/M23, devraient être associés aux discussions visant à rechercher une issue à la crise.
Cette position intervient alors que le président Félix Tshisekedi a annoncé un dialogue national précédé de consultations dans les 26 provinces. Le chef de l’État a précisé que les acteurs qui, à l’ouverture du processus, continuent de combattre par les armes l’ordre constitutionnel ne pourront pas participer aux assises en tant que composantes politiques.
Félix Tshisekedi a notamment justifié cette exclusion en estimant que la conquête militaire ne pouvait pas, à elle seule, conférer une légitimité politique. Le processus doit réunir notamment des représentants de la majorité, de l’opposition, de la société civile, des confessions religieuses et de plusieurs catégories socioprofessionnelles.
De son côté, Martin Fayulu conteste cette approche. Il s’interroge particulièrement sur la différence de traitement entre l’AFC/M23, exclue du dialogue de Kinshasa, et les négociations menées avec ce mouvement à Doha. Pour lui, la recherche d’une solution à la crise de l’Est nécessite de prendre en compte les différentes parties impliquées dans celle-ci.
Cette question constitue désormais l’un des points de divergence autour du processus de dialogue national. Alors que le pouvoir met en avant un cadre de concertation interne, une partie de l’opposition continue de réclamer un format plus large, incluant les acteurs directement liés à la crise sécuritaire.
César Marcelo
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