RDC : « Ceux qui défendaient Kabila sont où ? », Jean-Claude Katende relance le débat sur ses liens avec l’AFC-M23
La désignation de Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN) continue de susciter des réactions en République démocratique du Congo.
Ce mardi 13 octobre 2026, Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), a vivement critiqué l’ancien chef de l’État et interpellé ceux qui avaient contesté les accusations portées contre lui concernant la rébellion de l’AFC-M23.
Dans une publication sur son compte X, anciennement Twitter, le défenseur des droits humains remet en question les positions de ceux qui avaient rejeté l’hypothèse d’une implication de Joseph Kabila dans la déstabilisation de l’est du pays.
« Ceux qui disaient que le Président Kabila n’était pas le chef de l’AFC/M23 sont où ? Ceux qui disaient que le Président Kabila ne travaillait pas pour le Rwanda sont où ? Au moins, une chose était claire : le Président Kabila n’était pas innocent dans la déstabilisation de l’Est de notre pays », écrit-il.
Jean-Claude Katende condamne ce qu’il qualifie d’« entreprise criminelle » et appelle les Congolais à faire barrage à Joseph Kabila, au nom de la défense des intérêts nationaux.
La création du FRN ravive les controverses
Cette réaction intervient au lendemain de l’annonce, à Goma, de la création du Front pour la refondation de la nation, une nouvelle plateforme politico-militaire dirigée par Joseph Kabila.
La structure rassemble notamment Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et le général Sultani Makenga, des personnalités associées à l’AFC-M23.
Dans sa déclaration fondatrice, le FRN affirme vouloir mettre fin à ce qu’il considère comme une tyrannie et annonce envisager tous les moyens, y compris le recours à la force, pour atteindre ses objectifs. Cette orientation accentue les interrogations sur les conséquences de cette nouvelle alliance pour la crise politique et sécuritaire congolaise.
Les soutiens de Kabila face à leurs positions passées
La sortie de Jean-Claude Katende relance également le débat sur les personnalités politiques et les acteurs de l’opposition qui ont défendu Joseph Kabila ou contesté les accusations concernant ses liens présumés avec l’AFC-M23 et le Rwanda.
La présence de l’ancien président à la tête du FRN, aux côtés de figures de cette coalition politico-militaire, donne une nouvelle dimension à cette controverse. Elle remet au centre du débat public la question des responsabilités dans la poursuite du conflit dans l’est de la RDC.
Toutefois, la composition du FRN et les alliances annoncées ne suffisent pas, à elles seules, à établir l’ensemble des accusations formulées contre Joseph Kabila.
Celui-ci a rejeté les poursuites judiciaires engagées contre lui, qu’il présente comme politiquement motivées.
Alors que les affrontements continuent dans l’est du pays, cette nouvelle polémique illustre les divisions persistantes de la classe politique congolaise autour de la crise sécuritaire et de la recherche d’une solution durable.
Rédaction
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