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RDC : après le boycott du dialogue, la C64 recule d’un pas et salue l’appel de James Swan au dialogue tout en réclamant une enquête internationale sur les violences du 15 septembre

La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) salue l’appel lancé mardi29 septembre à New York par James Swan, représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de la MONUSCO, en faveur d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo.

Dans un communiqué publié ce mercredi 30 septembre à Kinshasa et signé notamment par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la coalition estime que ce dialogue doit être conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance de l’ensemble des parties prenantes.

La C64 rejette, par ailleurs, toute démarche qui se limiterait à des consultations dont le cadre serait fixé unilatéralement par le pouvoir en place. Elle se félicite également de l’appel des Nations unies à la préservation de l’espace civique.

Revenant sur la manifestation du 15 septembre, la coalition affirme que l’un de ses membres, Manassé Lomboto Bofengola, a été tué lors des violences. Elle demande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante afin d’établir les responsabilités dans les événements ayant marqué cette journée.

La C64 réclame également des sanctions contre les autorités qu’elle accuse d’avoir été impliquées dans la planification de la répression, ainsi que le démantèlement de la milice « Forces du progrès », qu’elle présente comme liée à l’UDPS.

Dans son communiqué, la coalition réaffirme enfin ses cinq principales exigences : le rejet de tout changement ou révision de la Constitution visant à modifier l’ordre constitutionnel, le refus d’un troisième mandat présidentiel, l’opposition à toute balkanisation de la RDC et au prolongement des mandats au-delà de 2028, ainsi que la tenue d’un dialogue national inclusif.

Robyzon Banza

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