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Nord-Kivu : Remeka et plusieurs localités de l’Ufamandu Ier repassent sous contrôle des FARDC et des Wazalendo

Coup de théâtre sécuritaire dans le Masisi ce samedi 3 octobre 2026. La localité stratégique de Remeka et plusieurs villages voisins du groupement Ufamandu Ier, sont repassés sous le contrôle des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et de leurs supplétifs Wazalendo.

Selon des sources locales concordantes jointes depuis le chef-lieu du groupement, l’opération a été menée tôt ce samedi matin. Après des affrontements intenses, les forces loyalistes ont repris le contrôle de cette zone carrefour, considérée comme un verrou entre le Masisi et le Sud-Kivu voisin.

Une localité à haute valeur stratégique

Remeka n’est pas une localité anodine. Située au cœur de l’Ufamandu Ier, elle contrôle un axe de ravitaillement vital et ouvre la voie vers plusieurs autres entités du territoire de Masisi. Sa perte ou sa prise a toujours eu un impact direct sur la mobilité des groupes armés et sur la situation humanitaire des populations civiles.

Depuis plusieurs mois, la zone était le théâtre de combats récurrents, provoquant des déplacements massifs de la population vers les localités de Katale, Bihambwe et vers le territoire de Kalehe.

Soulagement prudent de la population

Sur place, la nouvelle est accueillie avec un soulagement prudent par les habitants. Joint au téléphone, un leader communautaire de l’Ufamandu Ier qui a requis l’anonymat confirme la présence des FARDC et des Wazalendo à Remeka depuis 10 heures locales.

« Les militaires sont visibles à Remeka centre. Les tirs se sont tus depuis la fin de la matinée. Les gens commencent à sortir de leurs cachettes, mais la peur est toujours là », témoigne-t-il.

Pour l’heure, aucun bilan officiel des affrontements de ce matin n’a été communiqué par l’armée. Le porte-parole des FARDC au Nord-Kivu n’a pas encore réagi.

La situation reste volatile

Si cette reprise constitue une avancée significative pour les forces loyalistes dans leur objectif de sécuriser l’axe Masisi-Walungu, la situation sécuritaire reste extrêmement volatile dans l’ensemble du groupement Ufamandu Ier.

Les acteurs de la société civile appellent les FARDC à consolider leurs positions et à protéger les civils contre d’éventuelles représailles, tandis que plusieurs familles déplacées attendent des garanties sécuritaires avant d’envisager un retour.

Nous y reviendrons avec plus de détails dans nos prochaines éditions.

Saint Olivier ELOIM

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