Menace d’Ebola à Bunia : le marché central dépourvu de kits sanitaires, l’inquiétude grandit
Alors que les autorités sanitaires multiplient les appels à la vigilance face à la résurgence de la maladie à virus Ebola, une situation préoccupante est observée au marché central de Bunia. Dans ce principal centre d’activités commerciales de la ville, les dispositifs de prévention semblent avoir totalement disparu, exposant commerçants et clients à d’éventuels risques de contamination.
Un constat effectué sur place révèle l’absence quasi totale des mesures barrières autrefois mises en place lors des précédentes épidémies. Aux différentes entrées et sorties du marché, aucun point de lavage des mains ni dispositif de désinfection n’est visible.
Les cuves d’eau chlorée et les lavabos qui constituaient autrefois des outils essentiels de prévention ne font plus partie du décor. Pourtant, chaque jour, des milliers de personnes fréquentent ce marché, échangeant marchandises et argent dans un environnement où les contacts physiques demeurent permanents.
Dans les allées souvent bondées, la distanciation physique apparaît difficile à respecter et les gestes de prévention sont rarement observés.
« Nous venons ici par nécessité, mais nous sommes conscients du danger. L’absence de points d’eau nous fragilise tous. Si le virus entre ici, la chaîne de contamination sera incontrôlable », témoigne une commerçante rencontrée sur place.
Cette situation soulève des interrogations sur l’état de préparation des infrastructures publiques face à la menace épidémique. Pour plusieurs observateurs, les marchés figurent parmi les lieux les plus sensibles en raison de leur forte fréquentation quotidienne.
Des acteurs de la société civile et des professionnels de santé appellent déjà à une réaction rapide des autorités urbaines et des partenaires impliqués dans la riposte. Ils recommandent la réinstallation urgente des dispositifs de lavage des mains, le renforcement de la sensibilisation communautaire ainsi que le contrôle du respect des mesures de prévention dans les espaces publics.
Alors que la vigilance reste de mise dans plusieurs zones de l’Ituri, nombreux sont ceux qui estiment que la prévention demeure la première ligne de défense contre Ebola et que tout relâchement pourrait compromettre les efforts déployés pour contenir la maladie.
Rédaction
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