Mambasa : Le groupement Bakaeku confronté à une urgence en infrastructures de base
Le groupement Bakaeku, situé dans la chefferie des Babila Babombi, en territoire de Mambasa, fait face à une grave carence en infrastructures routières, sanitaires, scolaires et administratives. Les habitants de cette entité dénoncent un abandon prolongé qui freine le développement local et complique les conditions de vie des populations.
Considéré comme l’un des plus vastes groupements de la chefferie des Babila Babombi, Bakaeku dispose de plusieurs routes de desserte agricole aujourd’hui dans un état de délabrement très avancé. Aucune intervention de réhabilitation ni de maintenance n’a été réalisée depuis plusieurs années, selon des sources locales.
Activiste des droits humains dans la région, Grâce Kakine affirme que le groupement souffre d’un manque criant d’attention de la part des autorités.
« Le groupement Bakaeku est presque abandonné sur tous les plans. Il n’y a plus de routes praticables pouvant faciliter la circulation des populations. Autrefois, une route datant de l’époque coloniale, avec un pont métallique, permettait la liaison, mais aujourd’hui elle a complètement disparu. Nous sollicitons l’intervention des autorités pour sa réhabilitation », a-t-il déclaré.
Outre la question routière, le déficit en infrastructures sociales constitue une autre préoccupation majeure. Selon cet acteur de la société civile, le groupement Bakaeku manque d’établissements sanitaires adéquats et d’infrastructures scolaires capables de répondre aux besoins des populations.
« Même les écoles construites par l’État sont insuffisantes et ne répondent plus aux besoins actuels. Quant aux structures sanitaires, elles sont presque inexistantes, ce qui inquiète profondément les populations locales », a-t-il ajouté.
La réhabilitation des routes de desserte agricole est perçue comme une priorité pour les habitants. Elle permettrait non seulement d’améliorer la circulation des produits vivriers vers les centres de consommation, mais aussi de faciliter la mobilité des forces armées dans le cadre des opérations sécuritaires.
Par ailleurs, la construction de nouvelles structures sanitaires offrirait aux habitants un accès plus adéquat aux soins médicaux, tandis que l’amélioration des infrastructures scolaires permettrait aux enfants d’étudier dans des conditions acceptables.
Cette situation interpelle davantage les populations locales, d’autant plus que le programme national de développement des 145 territoires est déjà opérationnel dans certaines zones du territoire de Mambasa.
Face à ces multiples défis, les habitants du groupement Bakaeku appellent les autorités à prendre des mesures urgentes afin de doter cette entité des infrastructures essentielles à son développement.
Olivier Okande, depuis Mambasa
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