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Mambasa : au moins 27 civils tués en moins de 48 heures dans de nouvelles attaques attribuées aux ADF à Babila-Babombi

Au moins 27 civils ont été tués et 11 autres sont portés disparus à la suite de plusieurs attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la chefferie de Babila-Babombi, en territoire de Mambasa (Ituri). Le bilan, communiqué vendredi 24 juillet par l’Action pour la promotion et la défense des droits fondamentaux (APDEF) de Mambasa, demeure provisoire.

Selon Ram’s Malikidogo, coordonnateur territorial de l’APDEF, les assaillants ont mené des attaques simultanées dans plusieurs villages du groupement Bangole. Le village de Njiapanda – Bella et ses environs ont enregistré le plus lourd bilan avec 18 personnes tuées. Cinq autres civils ont été tués à Kazarobo, deux à Manzia et deux autres à Makongo.

L’organisation indique également que 11 personnes ont été enlevées par les assaillants. Plusieurs habitations ont été pillées et des animaux domestiques emportés. Des opérations de recherche se poursuivent dans la zone, laissant craindre une aggravation du bilan.

« L’ennemi reste encore dans la zone où il circule librement dans des localités comme Makombise, Giza et Mangalala, sans être inquiété », a déclaré Ram’s Malikidogo.

Face à la recrudescence des violences, l’APDEF estime que la population perd progressivement confiance dans la capacité des forces de défense et de sécurité à assurer sa protection. L’organisation appelle les autorités à revoir leur stratégie militaire afin de mieux répondre à la menace.

« Nous pensons que l’État doit revoir la façon de mener les opérations. Avec la persistance de l’insécurité, une crise de confiance s’installe entre la population et son armée », a-t-il ajouté.

Ces nouvelles attaques surviennent quelques jours après le massacre de 16 civils à Njiapanda-Bella, signalé par des organisations locales de protection des droits humains. Elles provoquent un nouveau mouvement de déplacement de populations, plusieurs habitants de Njiapanda, Bella, Mununze et Makiki ayant quitté leurs villages pour se réfugier vers la ville de Beni, au Nord-Kivu.

L’APDEF appelle le gouvernement congolais, les FARDC et la MONUSCO à renforcer les opérations de sécurisation dans la chefferie de Babila-Babombi afin de protéger les populations civiles et de neutraliser les combattants ADF présents dans la zone.

La rédaction suit l’évolution de la situation

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