Mahagi : la « ville morte » se poursuit à Jukoth 2 Berunda, la société civile réclame l’intervention des autorités
L’opération « ville morte » se poursuit à Jukoth 2 Berunda, dans la chefferie des Jukoth, territoire de Mahagi, où la société civile continue de dénoncer l’insécurité, les tracasseries et les abus qu’elle attribue à certains éléments militaires surnommés « Tigres » ainsi qu’à des policiers de la Police nationale congolaise (PNC).
Déclenché le 28 juillet 2026, le mouvement de protestation est maintenu jusqu’à l’arrivée des autorités compétentes dans cette partie de l’Ituri. Les organisateurs exigent notamment la présence de l’administrateur du territoire de Mahagi, du commandant des opérations en Ituri et du gouverneur de province afin de trouver des solutions durables aux préoccupations de la population.
Au cours d’une déclaration publique, le porte-parole de la société civile des forces vives de Jukoth 2 Berunda, Robert Uroci Adjaruva, a également demandé le départ sans condition du commandant des éléments « Tigres » déployés à Berunda, ainsi que d’autres responsables qu’il accuse d’être impliqués dans des abus contre les civils.
La société civile affirme que plusieurs habitants ont été victimes de pillages, d’extorsions et d’arrestations arbitraires. Parmi les faits dénoncés figurent le vol de motos, la disparition de neuf kilogrammes d’or, le vol de plus de 9 millions de francs congolais chez un habitant et de plus de 4 millions chez un autre, ainsi que des arrestations suivies de paiements exigés pour obtenir la libération des personnes interpellées.
Elle dénonce également l’existence de perceptions illégales allant de 100 000 à un million de francs congolais, qui seraient imposées à la population par certains éléments armés.
Selon les responsables locaux, les menaces persistantes ont provoqué le déplacement de nombreux habitants du village de Mawa, qui ont quitté leurs domiciles ces derniers jours.
La société civile affirme que l’opération « ville morte » sera maintenue jusqu’à l’arrivée effective des autorités sollicitées. Elle appelle les autorités provinciales et nationales à intervenir rapidement afin de rétablir la sécurité, mettre fin aux abus dénoncés et restaurer la confiance de la population.
Rédaction
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