Les originaires du Sud-Kivu dénoncent des arrestations arbitraires dans des provinces et appellent à une protection renforcée
Des ressortissants originaires du Sud-Kivu lancent un appel aux autorités congolaises pour mettre fin aux arrestations qu’ils qualifient arbitraires et aux mauvais traitements dont seraient victimes des citoyens provenant de plusieurs territoires de cette province, dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans un mémorandum lu ce dimanche, 26 juillet 2026 à Bunia (lturi) par Me Espoir Tabaro, le Conseiller juridique de l’ASBL Fondation Umoja ni Nguvu (FONUM), les signataires rappellent que les populations des territoires de Kabare, Kalehe, Walungu, Idjwi, Fizi, Mwenga, Uvira et Shabunda ont, au fil de l’histoire, participé aux activités économiques et commerciales du pays sans distinction d’origine géographique. Ils estiment que la crise sécuritaire actuelle ne devrait pas conduire à des amalgames entre les populations civiles et les groupes armés.
Le document affirme que des citoyens originaires du Sud-Kivu seraient interpellés dans plusieurs provinces, notamment au Nord-Kivu, en Ituri, au Haut-Uélé ainsi qu’à Kolwezi. Les auteurs dénoncent des arrestations accompagnées, selon eux, de violences physiques, de tortures et de conditions de détention difficiles.
Ils soutiennent également que certaines personnes décéderaient faute d’assistance et évoquent des cas présumés d’extorsion d’argent avant que les détenus ne puissent communiquer avec leurs proches.
Les signataires citent plusieurs dispositions de la Constitution de la République démocratique du Congo, notamment les articles 16, 17, 18 et 30, qui garantissent la protection de la personne humaine, les libertés fondamentales, le respect des procédures d’arrestation, le droit à l’assistance ainsi que la liberté de circulation sur l’ensemble du territoire national.
Face à cette situation, les originaires du Sud-Kivu demandent au Président de la République, en sa qualité de garant de la Nation, de prendre des mesures urgentes. Parmi leurs principales revendications figure la création, dans chaque province, d’une commission spéciale chargée de la protection des déplacés et de la coordination de leurs mouvements durant cette période d’insécurité et d’hostilités.
Les auteurs du mémorandum espèrent que leurs préoccupations seront prises en compte afin de garantir le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens congolais, indépendamment de leur province d’origine.
Rédaction
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