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Kasenyi : le Comité Local de Paix et de Développement relancé pour prévenir les conflits dans les Bahema Sud

Les acteurs locaux du secteur des Bahema Sud ont franchi une nouvelle étape dans la promotion de la cohésion sociale avec la relance du Comité Local de Paix et de Développement (CLPD), un cadre communautaire destiné à renforcer le dialogue et à prévenir les conflits dans cette partie du territoire d’Irumu.

La cérémonie de redynamisation s’est tenue samedi dans la salle polyvalente communautaire de Kasenyi. Elle a réuni les autorités administratives, les services de sécurité ainsi que les représentants de la société civile autour d’un objectif commun : consolider les mécanismes locaux de gestion pacifique des différends.

L’activité a été organisée par Pole Institute dans le cadre du projet « Renforcement de la coopération transfrontalière, de la stabilisation et de la résilience des zones frontalières entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda » (Borderland).

Les travaux ont été officiellement ouverts par le secrétaire administratif du secteur des Bahema Sud, Kabagambe Bulemu Willy, en présence notamment des membres du comité local de sécurité, des représentants de l’Agence nationale de renseignement (ANR), de la Police nationale congolaise ainsi que de la Force navale.

Pour Philippe Lobini, chef du projet Borderland au sein de Pole Institute, cette initiative vise à renforcer les structures locales de dialogue déjà existantes afin qu’elles puissent mieux répondre aux défis sécuritaires et sociaux auxquels sont confrontées les communautés frontalières.

« Cette activité s’appuie sur les résultats d’une étude de cartographie des mécanismes de dialogue existants. Notre objectif est de renforcer ces structures afin qu’elles puissent répondre efficacement aux défis liés à la prévention et à la gestion des conflits », a-t-il expliqué.

Au cours des échanges, les organisateurs ont annoncé la tenue prochaine de plusieurs sessions de formation portant sur les mécanismes alternatifs de résolution des conflits, l’analyse des conflits et l’approche « Do No Harm », destinée à éviter que les interventions communautaires ne créent de nouvelles tensions.

De son côté, le coordonnateur de la société civile des Bahema Sud, Bienvenu Kaijanate, a salué cette initiative qu’il considère comme un levier important pour la consolidation de la paix dans la région.

« La paix durable ne peut être construite que par le dialogue, la tolérance et le respect mutuel. Chaque membre de la communauté a un rôle à jouer pour préserver la cohésion sociale », a-t-il déclaré.

Les participants ont insisté sur la nécessité de maintenir actifs les cadres de concertation afin d’anticiper les conflits, renforcer la confiance entre les communautés et améliorer la collaboration avec les institutions locales.

Pour plusieurs intervenants, la relance du Comité Local de Paix et de Développement représente une opportunité de renforcer la gouvernance locale et de construire des mécanismes durables de prévention des conflits dans une zone régulièrement confrontée à des défis sécuritaires.

Cette activité est mise en œuvre par Pole Institute en partenariat avec Justice Plus et Afri-Co dans le cadre du volet Dialogue démocratique du projet pilote coordonné par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), avec le soutien financier de l’Union européenne.

À travers ce programme, les partenaires ambitionnent de faire des structures locales de dialogue des outils efficaces de prévention des conflits, de renforcement de la résilience communautaire et de consolidation de la paix le long de la frontière entre la RDC et l’Ouganda.

Joab Tibamwenda, depuis kasenyi

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