Ituri : Victime de la désinformation, le SAEMAPE dément, rejette tout paiement illégal et dénonce
Le Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle (SAEMAPE) rejette catégoriquement les accusations récemment diffusées à son encontre en province de l’Ituri, les qualifiant de non fondées et relevant d’une désinformation persistante.
Dans une mise au point officielle, le SAEMAPE affirme qu’aucune réunion n’a été tenue à ce jour avec les exploitants miniers artisanaux en vue de leur identification, contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux.
Le service précise toutefois que l’identification des exploitants est bien prévue en 2026, conformément à sa mission légale, mais aucun mécanisme opérationnel n’est encore lancé.
Le SAEMAPE rappelle qu’il est un service public de l’État, créé par le Décret n°17/009 du 04 avril 2017, et consacré par la Loi n°18/001 du 09 mars 2018, qui a modifié le Code minier de 2002, notamment à l’article 46 ter. Selon ce texte, le SAEMAPE est chargé de l’assistance et de l’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle en République démocratique du Congo.
Une assistance technique déjà matérialisée
Parmi les douze missions prévues par le décret de création, la première stipule que le SAEMAPE doit apporter une assistance technique et financière aux coopératives minières et aux exploitants de la Petite Mine, en vue de renforcer leurs capacités et de promouvoir l’émergence d’une classe moyenne congolaise du secteur minier.
Dans ce cadre, le service indique avoir assisté techniquement plusieurs coopératives au cours de l’année écoulée, notamment : la COEMACO, coopérative des exploitants des matériaux de construction à Bunia ; d’autres coopératives minières et de carrières en territoire de Mambasa. Ces actions ont porté sur l’encadrement technique et l’appui en matériels, conformément aux dispositions légales.
S’agissant de l’assistance financière, le SAEMAPE rappelle que le 11ᵉ objet du décret lui permet de susciter et participer à la création d’un fonds de crédit minier, destiné à soutenir les petites et moyennes entreprises minières.
Le service souligne que ce mécanisme relève d’une politique nationale en cours, applicable à l’ensemble du territoire, et ne correspond pas à des perceptions directes ou informelles auprès des exploitants.
Une désinformation dénoncée depuis 2024
Le SAEMAPE affirme être ciblé depuis début 2024 par des accusations répétées et non étayées, provenant : d’agents faisant l’objet de mesures disciplinaires ; et de personnes animées par une mauvaise foi manifeste.
À titre d’illustration, le service évoque des messages diffusés, notamment dans une chaîne WhatsApp intitulée « Les Exploitants Miniers Artisanaux de l’Ituri », qui ne compterait que sept membres, un nombre inférieur au seuil minimal requis pour constituer légalement une coopérative minière.
Le service rappelle qu’il demeure en contact permanent avec les coopératives minières légalement reconnues, et que toute requête ou préoccupation doit être adressée directement par les canaux administratifs, et non via des publications anonymes sur les réseaux sociaux.
La Direction provinciale du SAEMAPE-Ituri assure qu’elle poursuivra et renforcera en 2026 ses actions d’assistance et d’encadrement en faveur des exploitants miniers éligibles, conformément au cadre légal en vigueur.
Rédaction
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