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Ituri : le député Jean – Baptiste Bahati Mbafele appelle à soutenir la révision constitutionnelle

Le député provincial de l’Ituri, Jean-Baptiste Bahati Mbafele, élu du territoire d’Irumu, appelle la population de la chefferie de Walendu Bindi à soutenir le projet de révision de la Constitution porté par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

S’exprimant devant la population, l’élu a affirmé que la révision constitutionnelle constitue, selon lui, un enjeu de souveraineté nationale. Il soutient que les Congolais doivent être les seuls à définir les règles de gouvernance de leur pays, sans influence extérieure.

Au cours de son intervention, Jean-Baptiste Bahati Mbafele a notamment déclaré que l’actuelle Constitution aurait été élaborée avec l’implication du Rwanda et d’autres pays voisins.

« J’appelle la communauté de Walendu Bindi à soutenir la révision pour un seul motif : parce que l’ancienne Constitution a été rédigée en complicité avec le Rwanda. C’est pourquoi le Rwanda est très complice dans la politique d’envahissement du pays. Toute la communauté de Walendu Bindi doit défendre le patriotisme », a-t-il déclaré.

Le député estime également que la révision de la Constitution doit permettre de renforcer la souveraineté de la RDC et de lutter contre les infiltrations qu’il affirme exister au sein des institutions, notamment dans l’armée.

Selon lui, ces infiltrations compromettraient l’efficacité des opérations menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) contre les groupes armés, dont les ADF.

« Le plus important est que les Congolais eux-mêmes puissent rédiger leur Constitution et décider comment leur pays sera dirigé, sans être influencés par un autre pays », a-t-il ajouté.

Jean-Baptiste Bahati Mbafele a enfin invité les Congolais à dépasser le débat sur un éventuel mandat présidentiel supplémentaire et à privilégier, selon lui, les questions liées à la souveraineté et à l’intérêt supérieur de la Nation.

Le projet de révision constitutionnelle continue de susciter des positions divergentes au sein de la classe politique congolaise, entre partisans, qui y voient un moyen d’adapter les institutions aux réalités actuelles, et opposants, qui craignent une remise en cause de certaines dispositions fondamentales de la Constitution.

Saint Olivier Eloim, depuis Gety

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