Ituri : la route Bunia – Kasenyi dans un état critique, la population tire la sonnette d’alarme
L’axe routier reliant Bunia à Kasenyi, en passant par Tchomia, se dégrade dangereusement, compromettant la circulation sur plusieurs tronçons devenus presque impraticables.
L’alerte est lancée par Wilson Nduru Rusoke, également secrétaire de la jeunesse du secteur des Bahema Sud. Il décrit une situation préoccupante, marquée par des accidents à répétition. « Chaque jour, un à deux camions se renversent sur ce tronçon », déplore-t-il. En l’espace de 48 heures, au moins quatre camions se sont renversés, perturbant fortement le trafic.
Cette dégradation affecte lourdement l’économie locale. Le transport des marchandises est particulièrement touché, poussant plusieurs commerçants à suspendre l’envoi de leurs véhicules par crainte de pertes importantes.
Les conducteurs de motos-taxis, essentiels dans l’acheminement du poisson en provenance du lac Albert, subissent également les conséquences de cette route en mauvais état. À ces difficultés s’ajoute la défaillance des infrastructures de franchissement.
Selon la même source, deux ponts situés sur cet axe sont aujourd’hui hors service. L’un, dont les travaux avaient été initiés par Office des routes, a été abandonné avant son achèvement. Le second, construit sur la rivière Sona, a été emporté par les eaux seulement deux jours après sa réhabilitation.
Face à cette situation, Wilson Nduru Rusoke appelle à une intervention urgente des autorités provinciales, notamment du gouverneur militaire de l’Ituri. « Il n’est plus possible de circuler normalement. Même les petits engins peuvent mettre jusqu’à trois heures pour parcourir ce tronçon », alerte-t-il.
Par ailleurs, un accident récent survenu au point communément appelé “A.A.A” a entraîné un blocage total de la circulation. Plusieurs véhicules sont restés immobilisés de part et d’autre de la route, notamment en direction de Bogoro et Manje.
Cette situation pourrait entraîner une hausse des prix des denrées dans la région, préviennent les acteurs locaux.
Joab Tibamwenda, depuis Kasenyi
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