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Ituri : jeunes et femmes mobilisés pour la protection du bassin du Nil

Les acteurs de la société civile et les organisations engagées dans le Forum des Bassins du Nil ont appelé les jeunes et les femmes de la province de l’Ituri à s’impliquer activement dans la protection des ressources en eau et la préservation du bassin du Nil, lors d’un atelier organisé à Bunia.

À cette occasion, le coordonnateur de la Société civile de l’Ituri, Dieudonné Lossa, a rappelé que certaines sources du fleuve Nil se trouvent en République démocratique du Congo, notamment en Ituri. Il a souligné que les pays traversés par ce fleuve collaborent pour assurer une gestion durable de cette ressource stratégique.

Selon lui, la jeunesse doit jouer un rôle majeur dans la préservation de l’environnement.

« Nous voulons responsabiliser les jeunes afin qu’ils ne participent pas à la destruction des sources et des ruisseaux qui alimentent le fleuve Nil. Au contraire, ils doivent devenir des acteurs de sa protection et décourager toutes les activités susceptibles de compromettre son bon fonctionnement », a-t-il déclaré.

Évoquant le contexte sécuritaire de l’Ituri, marqué par la présence de groupes armés, Dieudonné Lossa a estimé que la lutte contre le changement climatique constitue également une priorité.

De son côté, Mme Béatrice, chargée des questions de genre au sein du Bassin du Nil congolais, a insisté sur le rôle essentiel des femmes dans la gestion des ressources en eau. Elle a rappelé qu’elles sont les premières utilisatrices de cette ressource pour les besoins domestiques, l’agriculture et l’élevage.

« L’eau est au cœur des activités quotidiennes des femmes. Elles devraient donc être fortement impliquées dans la gestion du fleuve Nil et des ressources hydriques », a-t-elle souligné.

Elle a toutefois regretté la faible représentation des femmes dans les instances de décision liées à la gestion du bassin du Nil, ainsi que les difficultés sécuritaires, sanitaires et sociales qui limitent leur participation.

À l’issue des travaux, les participants ont été invités à renforcer leur engagement en faveur de la préservation du bassin du Nil, considéré comme un patrimoine commun dont dépendent des millions de personnes à travers plusieurs pays africains.

Rachidi Kudra, depuis Bunia

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