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Ituri : à Kasenyi, la sécheresse menace le bétail, les éleveurs appelés à cultiver des plantes fourragères

La plaine de Kasenyi, dans le secteur des Bahema Sud en territoire d’Irumu (Ituri), traverse une période de sécheresse qui met en péril l’élevage local. Depuis près de trois mois, les pâturages naturels se raréfient sous l’effet d’un ensoleillement intense, exposant le bétail à une grave crise alimentaire.

Dans plusieurs localités, les herbes ont été fortement ravagées, poussant les animaux à divaguer à la recherche de nourriture. Une situation qui inquiète les éleveurs, confrontés au risque de pertes importantes.

Face à cette réalité, le chef du dispensaire vétérinaire de Kasenyi, Dramani Musafiri Théophile, recommande l’adoption de solutions durables, notamment la culture de plantes fourragères destinées à l’alimentation animale pendant les saisons sèches.

Selon lui, le développement de l’agro-pastoralisme permettrait de sécuriser le cheptel et d’améliorer la production animale.

« Pour assurer la survie des animaux, les éleveurs sont appelés à sécuriser leur bétail par différentes sortes d’alimentation et à appliquer le projet agro-pastoral, c’est-à-dire cultiver des plantes pour nourrir les animaux. Ils peuvent passer dans notre bureau pour plus amples détails », a-t-il déclaré à Ituri.cd.

Le vétérinaire plaide également pour un soutien accru du gouvernement et des organisations non gouvernementales afin de renforcer les capacités techniques du service local de la pêche et de l’élevage. L’objectif serait de multiplier les actions de sensibilisation sur l’importance de la culture du fourrage et des bonnes pratiques d’élevage en période de sécheresse.

Il insiste en outre sur l’approvisionnement régulier en eau potable pour le bétail, soulignant que plusieurs cas de mortalité sont liés à la déshydratation.

Dans un contexte marqué par la vulnérabilité des éleveurs, les autorités vétérinaires locales appellent à une meilleure organisation du secteur et à l’intégration de ces pratiques préventives dans les activités quotidiennes. L’enjeu est d’anticiper les conséquences de la sécheresse et de préserver l’élevage dans le secteur des Bahema Sud.

Joab Tibamwenda, depuis Kasenyi/Irumu

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