Irumu : la société civile d’Olongba-Centre alerte sur le déficit de réseaux de télécommunication à Walendu Bindi
La société civile d’Olongba-Centre dénonce les difficultés persistantes d’accès aux réseaux de télécommunication dans le groupement Baviba, ainsi que dans l’ensemble de la chefferie de Walendu Bindi, en territoire d’Irumu, province de l’Ituri.
Dans une déclaration faite à ituri.cd ce mercredi 7 janvier 2026, à Olongba-Centre, Bisengo Frédéric, président de la société civile locale, attribue cette situation à l’insuffisance d’infrastructures de télécommunication, notamment le manque d’antennes capables de couvrir efficacement l’ensemble de la chefferie.
Des services de communication jugés précaires
Selon la société civile, cette carence infrastructurelle entraîne de sérieuses difficultés pour la population, notamment pour passer des appels, envoyer ou recevoir des messages, accéder à Internet et transmettre des informations jugées essentielles, y compris celles liées à la vie communautaire et à la sécurité.
« Ma population de Baviba souffre très sérieusement du manque de connexion réseau. Même pour accéder au réseau local, cela ne permet pas de relayer des informations locales. La situation est vraiment catastrophique », a déclaré Bisengo Frédéric.
Il souligne par ailleurs que, malgré le nombre élevé d’appareils de communication dans la zone, estimé entre 50 000 et 100 000 téléphones, y compris chez les enfants, la majorité des utilisateurs ne parviennent pas à se connecter, faute de signal stable.
Face à cette situation, la société civile lance un cri d’alarme aux autorités locales et coutumières, les appelant à engager des démarches urgentes afin de trouver des solutions durables à ce problème.
Cet appel s’adresse particulièrement au chef de la chefferie de Walendu Bindi ainsi qu’au coordonnateur de la société civile de la chefferie, afin qu’ils puissent plaider pour l’implantation de nouvelles infrastructures de télécommunication dans la zone.
Des infrastructures limitées et inachevées
Selon les informations fournies par la société civile, depuis la création de la chefferie de Walendu Bindi, une seule antenne Vodacom a été construite à Chyekele, équipée d’un seul tambour, dont la couverture se limite essentiellement à cette localité. Une seconde antenne, construite au village Ozoba, il y a environ un an et demi, n’a jamais été mise en service jusqu’à ce jour.
Au regard de la vaste superficie de la chefferie et du nombre croissant d’utilisateurs de téléphones, la société civile estime que l’installation d’antennes dans chacun des six groupements de Walendu Bindi serait nécessaire pour désenclaver la zone sur le plan de la communication.
La société civile précise enfin qu’elle n’a pas pu joindre les responsables des sociétés de télécommunication en Ituri afin de recueillir leur version des faits.
Saint Olivier Eloim, depuis Gety (Irumu)
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