Irumu: La situation sécuritaire tendue à Nyankunde, voilà ce que l’on sait
La journée du mercredi, 15 juillet n’a pas du tout été paisible pour l’Hôpital Général de Référence de Nyankunde, situé à plus de 35 Km de la ville de Bunia dans le territoire d’lrumu en lturi.
Ce jour a enregistré deux événements distincts. Le premier est la manifestation d’une frange de la population venue à 14 h 50 de la localité minière appelée Kalingi qui, venait d’apprendre la mort d’une femme enceinte lorsqu’elle donnait naissance. Faute d’une transfusion sanguine non admissible pendant la période de la riposte d’Ebola, il lui a été refusé. Une information non digérée par cette frange.
Elle s’est mise à jeter des pierres sur les installations du Centre Médical Évangélique (CME) Nyankunde avant de s’en prendre aux installations du Centre de Traitement d’Ebola (CTE) érigées proche du HGR Nyankunde.
Cet événement qui a paralysé les activités du centre a duré près d’une heure après que le corps de la défunte parturiente a été levé de l’hôpital.
Le deuxième incident, est survenu à partir de 18h30 au centre commercial de Nyankunde. Sur place, il y a eu des échauffourées. Certaines sources de la place au moment de l’événement, indiquent qu’une personne à bord d’une jeep de la couleur noire aurait tiré sur l’un des éléments de la milice Front Patriotique et Intégrationniste du Congo (FPIC) dont le chef de la milice Herabo Tondabo surnommé Le roi Hérode, a été touché et ses gardes également.
Possible mésentente entre les factions
Sur place de l’incident au centre commercial de Nyankunde, il semblerait qu’une faction ne s’accorde pas sur le règne du défunt Hérode et certains éléments ont commencé de tirer des coups de balles lors de la blessure par balles de ce chef et ses deux gardes du corps. Plusieurs coups de balles ont retenti de 18h30 à 19h00. D’autres indiquent que ce sont des éléments FARDC qui auraient attaqué la position des éléments FPIC.
Question : comment les FARDC peuvent-elles attaquer dans l’entité contrôlée par la milice qui sécurise sa population à l’absence de l’armée loyaliste? Cette réalité est loin d’être comprise par l’opinion publique restée dans la supputation du fait. La cause, seuls les membres de la milice en savent plus.
Étant blessé, le chef Hérode est emmené par un cortège motorisé de certains de ses éléments à l’hôpital du CME Nyankunde pour des soins appropriés. Ces derniers ont ouvert les feux à l’extérieur de l’hôpital voisin du CTE protestant la blessure de leur chef. Ces éléments se sont pris au CTE et tous ceux qui étaient dehors. Le personnel travaillant à cette heure a été enfermé dans le centre craignant pour sa sécurité.
Coïncidence de l’événement de la journée à celui de la nuit ?
Eu égard à l’événement qui s’est produit la journée, celui de la nuit n’est qu’une tige d’allumette jetée dans un bidon d’essence. Profitant de l’évènement en plein déroulement et la protestation échouée la journée, la frange de jeunes du milieu et de Kalingi est revenue caillasser les installations du CTE de 19h30 à 20h40. Après l’intervention du chef de la chefferie des Andisoma, une accalmie s’est observée. Une occasion d’évacuer le personnel soignant, tandis que les patients sous traitement Ebola ont été délaissés faute de sécurité physique à cette heure.
Ce jeudi, 16 juillet 2026, les organisations humanitaires intervenant dans la Zone de Santé dont l’ Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Africa CDC, Samaritan’s Purse ont évacué la zone très tôt matin avant que la confirmation du décès du chef Hérode n’est soit officialisé après de ces éléments, évitant la dégénération de la situation sécuritaire. Ces incidents suspendent ipso facto la riposte d’Ebola dans cette Zone de Santé.
Rédaction
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