Irumu : Des parajuristes installés à Kasenyi dans le cadre du programme RESET
Une activité d’identification et d’installation des parajuristes s’est tenue ce jeudi, 5 février 2026 à Kasenyi, dans le secteur des Bahema Sud, situé à environ 55 kilomètres de Bunia, en territoire d’Irumu (Ituri) dans le cadre du programme RESET grace au financement de Foreign Commonwealth Development Officer (FCDO).
Organisée par l’organisation Action pour la Paix et la Concorde (APC), cette initiative vise notamment, à renforcer la protection des droits humains au sein des communautés locales.
La cérémonie officielle d’installation de ces parajuristes a été présidée par Madame Jolie Savo, représentante de l’Administrateur du territoire d’Irumu, en présence de plusieurs autorités locales, dont le chef d’antenne du PDDRC-S/Irumu.
Selon les organisateurs, l’objectif principal est de doter la communauté de parajuristes capables de travailler en collaboration avec les avocats, afin de recueillir les cas de violations des droits humains, documenter les faits et référer les dossiers auprès des instances compétentes.
S’exprimant à cette occasion, Maître Tibenderana Kabarole, membre de la Commission provinciale de médiation, a rappelé les qualités essentielles attendues d’un parajuriste : des notions de droit, l’intégrité, la confiance de la communauté et le respect du secret professionnel.
«Nous venons d’animer une activité d’identification et d’installation des parajuristes dans cette entité, car il existe plusieurs problèmes nécessitant l’accompagnement juridique. Ces parajuristes pourront travailler en collaboration avec les avocats. Nous avons commencé par leur expliquer leurs rôles. Le parajuriste a pour mission de sensibiliser la communauté sur les violations des droits humains. En cas de violation, il doit identifier les cas, nous contacter et nous permettre d’orienter les victimes », a déclaré Maître Tibenderana Kabarole lors d’un entretien accordé à Ituri.cd.
Au total, cinq parajuristes ont officiellement été installés et ont bénéficié d’un renforcement des capacités sur leur mission au sein de la communauté.
Il convient de noter que le projet RESET est mis en œuvre par un consortium composé de l’OIM, Justice Plus, APC, Coracon, SOFEPADI et Mercy Corps, avec l’appui financier du FCDO/UKAID.
Joab Tibamwenda, depuis Kasenyi
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