Intelligence artificielle : un chercheur accuse OpenAI et Anthropic de mettre l’humanité en danger
Un chercheur britannique en intelligence artificielle tire la sonnette d’alarme sur la course aux modèles toujours plus puissants. Jacob Coxon, 27 ans, ancien chercheur chez OpenAI puis Anthropic, accuse les deux entreprises de prendre des risques importants dans leur quête d’une intelligence artificielle de plus en plus autonome.
Dans un message publié après sa démission d’Anthropic, Coxon affirme qu’« aucune des deux entreprises n’agit de manière responsable ». Selon lui, OpenAI et Anthropic avancent rapidement vers ce qu’il décrit comme une forme de « superintelligence auto-améliorée », sans prendre suffisamment en compte les risques potentiels pour l’humanité.
Le chercheur va jusqu’à estimer que les personnes qui développent ces technologies pensent elles-mêmes qu’une intelligence artificielle pourrait, dans certains scénarios, menacer l’existence humaine avant la fin de la décennie. Une affirmation particulièrement alarmante, mais qui relève à ce stade de son analyse et de sa mise en garde, et non d’un constat établi sur une menace imminente.
Son inquiétude porte notamment sur la vitesse de développement de l’IA. Plus les modèles deviennent performants, plus la question de leur capacité à agir de manière autonome et à poursuivre des objectifs complexes devient centrale. Pour Coxon, la course entre les entreprises technologiques pourrait prendre le pas sur les précautions nécessaires à leur développement.
Ces préoccupations ne sont toutefois pas nouvelles dans le secteur. Anthropic affirme notamment avoir fait de la sécurité de l’intelligence artificielle l’une de ses missions centrales et indique travailler avec des chercheurs indépendants pour tester ses modèles et identifier leurs risques. Des représentants d’Anthropic et d’OpenAI ont également été auditionnés en juin 2026 par une mission d’information du Sénat français consacrée notamment aux enjeux liés à l’intelligence artificielle.
L’avertissement de Jacob Coxon relance ainsi une question devenue centrale : jusqu’où faut-il pousser le développement de l’intelligence artificielle et quelles garanties doivent accompagner cette course technologique ? Entre promesses économiques, progrès scientifiques et risques potentiels, le débat sur les limites à fixer à l’IA est loin d’être terminé.
Rédaction
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