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Haut-Katanga : les autorités imposent l’acceptation des billets détériorés

Dans la province du Haut-Katanga, le gouvernement provincial a décidé de sévir contre le refus croissant des billets de francs congolais abîmés dans les circuits commerciaux. La ministre provinciale de l’Économie et des Transports, Lorraine Lusamba Kazadi, a officiellement exigé que les opérateurs économiques acceptent les coupures usées, cachetées ou marquées au stylo.

La mesure a été réaffirmée mardi lors d’une réunion réunissant notamment des représentants de la Fédération des entreprises du Congo, des membres de la société civile ainsi que des responsables de bureaux de change.

Selon la ministre, aucun commerçant ni cambiste ne dispose de la compétence légale pour statuer sur l’authenticité d’un billet. Seule la Banque Centrale du Congo est habilitée à déclarer une coupure fausse ou impropre à la circulation.

Dans cette optique, l’institution monétaire a mis en place un guichet spécial destiné à recueillir les billets détériorés. Ceux-ci peuvent être échangés contre des coupures en bon état, afin de garantir leur maintien dans le circuit économique formel.

L’objectif affiché par les autorités provinciales est double : assurer la fluidité des transactions et préserver la circulation normale du franc congolais sur le marché local.

À Lubumbashi, le refus des billets jugés en mauvais état s’est progressivement généralisé. Sur les marchés, chez les petits commerçants, les cambistes ou encore les conducteurs de motos-taxis, certaines coupures, notamment de forte valeur sont régulièrement rejetées.

La situation est aggravée par la rareté persistante des petites dénominations, en particulier celles de 50, 100 et 200 francs congolais. Cette pénurie complique les transactions quotidiennes et favorise l’arrondissement des prix, parfois au détriment des consommateurs.

À travers cette décision, l’exécutif provincial entend restaurer la confiance dans la monnaie nationale et mettre fin aux pratiques qui ralentissent les échanges. En imposant l’acceptation des billets abîmés tant qu’ils ne sont pas déclarés faux par la banque centrale, les autorités espèrent réduire les perturbations économiques et alléger les difficultés rencontrées par la population au quotidien.

César Marcelo depuis Lubumbashi

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