Goma : des jeunes entassés dans un conteneur, le Conseil communal de la jeunesse dénonce des arrestations arbitraires attribuées au M23
Le Conseil communal de la jeunesse de Goma tire la sonnette d’alarme face à des arrestations de jeunes qu’il attribue aux éléments du Front révolutionnaire national (FRN), associé au mouvement M23. La structure dénonce des conditions de détention qu’elle qualifie d’inhumaines et réclame la libération immédiate des personnes interpellées.
Selon les informations communiquées par cette structure, plusieurs jeunes ont été arrêtés dans la soirée du samedi 31 octobre 2026 au quartier Kyeshero, par des militaires du FRN, pour défaut de pièces d’identité. Ils auraient ensuite été accusés, sans preuve selon le Conseil, d’appartenir au mouvement Wazalendo, avant d’être conduits dans l’enclos de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu.
Le Conseil communal de la jeunesse affirme que ces jeunes seraient actuellement détenus dans un conteneur, dans des conditions particulièrement difficiles. Leur transfert vers le Mont Goma ou la prison centrale de Munzenze serait également envisagé.
La structure exprime de sérieuses inquiétudes quant à leur sécurité, évoquant notamment des risques d’exécution ou d’enrôlement forcé au sein des rangs du FRN/M23 pour les personnes soupçonnées de collaborer avec les Wazalendo.
Par ailleurs, une autre dizaine de jeunes auraient été arrêtés dans la matinée du même samedi, pour des motifs qui n’ont pas été précisés, avant d’être conduits dans l’enclos de l’honorable Mwangachuchu, situé au quartier Katindo.
Face à cette situation, le Conseil communal de la jeunesse dénonce la multiplication des arrestations arbitraires, des enlèvements et des disparitions forcées signalés dans plusieurs quartiers de Goma. Il exige la libération sans condition de tous les jeunes concernés.
La structure appelle également les parties au conflit, la MONUSCO ainsi que les autres mécanismes de protection à prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité des populations civiles, conformément aux dispositions du droit international humanitaire.
« La place de ces jeunes est dans leurs familles et pas dans les cachots clandestins du FRN/M23 où des actes de torture leur sont infligés sans précédent », déplore le Conseil communal de la jeunesse de Goma.
Ces accusations, qui nécessitent des vérifications indépendantes, soulèvent de nouvelles préoccupations sur la situation sécuritaire et le respect des droits fondamentaux des civils dans la ville de Goma.
Rédaction
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