Contrôle technique à Kinshasa : entre sécurité routière et controverse, Fayulu réclame des explications
L’opposant congolais Martin Fayulu s’oppose à la nouvelle opération de contrôle technique des véhicules imposée à Kinshasa. Il qualifie cette mesure d’« arnaque » et appelle les autorités provinciales à justifier sa fréquence ainsi que les coûts exigés aux automobilistes.
Dans une réaction publiée récemment sur son compte X anciennement appelé Twitter, Martin Fayulu reconnaît l’importance du contrôle technique pour lutter contre les accidents de circulation, mais estime que les modalités actuelles soulèvent des interrogations.
« S’il est indispensable pour prévenir les accidents, comment justifier qu’il soit imposé deux fois par an à tous les véhicules, pour un coût de 30 à 80 dollars (hors taxes), dans un contexte où le pouvoir d’achat est parmi les plus faibles ? », a-t-il déclaré.
L’ancien candidat à la présidentielle demande aux autorités de la ville de Kinshasa de publier des données précises démontrant la nécessité d’une telle fréquence et d’expliquer la fixation des tarifs appliqués.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs conducteurs kinois expriment également des préoccupations sur les charges supplémentaires liées à cette opération, dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie.
Pour les autorités, le contrôle technique vise à améliorer la sécurité routière et à réduire les accidents causés par des véhicules en mauvais état. Le débat reste cependant ouvert sur son application et son accessibilité pour les usagers.
Robyzon Banza
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