Contentieux foncier à Lengabo : le camp Tibasima renvoie Faustin Ulangi devant la justice
Le contentieux foncier autour de la concession dite « Cité de la paix », dans le groupement Lengabo, en chefferie de Baboa-Bokoe, territoire de Djugu, connaît un nouvel épisode.
Dans un communiqué publié le 21 septembre 2026, le cabinet de l’ancien sénateur John Tibasima Mbogemu Ateeny rejette les accusations formulées par Faustin Ulangi, notamment sur l’authenticité de certains documents fonciers liés à cette concession.
Le camp Tibasima rappelle que l’affaire est actuellement pendante devant la Cour d’appel de l’Ituri sous le numéro RCA 602, après saisine de cette juridiction le 16 juillet dernier. Il estime que seule la justice est habilitée à se prononcer sur l’authenticité et la valeur juridique des documents produits par les différentes parties.
Le cabinet conteste notamment les déclarations de Faustin Ulangi, coordonnateur du Comité de gestion des patrimoines communautaires du groupement Lengabo, qui affirme que certains titres relatifs à la « Cité de la paix » ne figureraient pas dans les registres officiels du ministère des Affaires foncières.
Le camp Tibasima invoque également une décision rendue dans le dossier RC 10879 par le Tribunal de grande instance de Bunia.
Selon son communiqué, cette décision ordonnait à Faustin Ulangi et à ses consorts de cesser les troubles de jouissance liés au lotissement « Cité de la paix », dans les limites du certificat de concession SR 858.
Sur l’historique du site, le cabinet affirme que la concession aurait été délimitée en 1914, durant la période coloniale, sous le numéro SR 17, avant de devenir la propriété de John Tibasima, notamment sur la base du certificat cadastral SR 858 daté de 1994.
La controverse porte également sur plusieurs documents administratifs. Faustin Ulangi affirme avoir effectué une mission à Kinshasa afin d’en vérifier l’authenticité.
Dans une correspondance du 14 septembre 2026, le Bureau Archives de la Ville de Kinshasa indique notamment ne pas avoir retrouvé, dans les archives consultées, l’arrêté ministériel n°026/CAB/AFF.FONC/2016 du 3 avril 2016.
Le camp Tibasima rejette toutefois toute conclusion définitive tirée de cette vérification et maintient que la question doit être tranchée par les juridictions saisies.
En attendant l’issue de la procédure devant la Cour d’appel de l’Ituri, les deux parties maintiennent leurs positions sur la propriété de la concession « Cité de la paix » et sur la validité des documents fonciers produits au dossier.
Rédaction
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