Bunia – Incidents liés à Ebola : KBF dément avoir ordonné l’ouverture d’un cercueil et affirme avoir secouru des agents de la Croix-Rouge
Au lendemain des incidents survenus lors d’une inhumation liée à la riposte contre Ebola à Bunia, la société de gardiennage Groupe Kisembo Byakagaba Franck (KBF) est sortie de son silence. Dans une mise au point rendue publique, elle rejette toute responsabilité dans l’ouverture d’un cercueil contenant un cas présumé d’Ebola et affirme avoir contribué à la protection des équipes sanitaires présentes sur les lieux.
Selon KBF, l’ouverture du cercueil n’aurait pas été décidée par ses agents. La société soutient que cette initiative serait venue d’un membre de la famille du défunt présent lors de l’inhumation, dans un contexte marqué par de vives contestations autour des procédures appliquées.
« Nos agents n’ont pas ordonné l’ouverture du cercueil », affirme la société, précisant que son personnel serait intervenu alors que la situation devenait de plus en plus tendue.
KBF affirme avoir protégé les équipes de la Croix-Rouge
La société met également en avant le rôle joué par ses agents dans la sécurisation des équipes engagées dans l’opération d’inhumation sécurisée.
Selon KBF, ses éléments sont intervenus pour protéger et évacuer les agents de la Croix-Rouge confrontés à l’hostilité d’une partie de la population présente sur le site.
La société estime que cette intervention a permis d’éviter des conséquences plus graves dans un climat particulièrement tendu autour de la gestion des cas présumés d’Ebola.
Des dégâts matériels signalés
KBF déplore par ailleurs des pertes matérielles enregistrées au cours des incidents. Elle affirme que son véhicule a été vandalisé lors des affrontements qui ont éclaté sur le site d’inhumation.

La société condamne ces actes de destruction et estime qu’ils ont contribué à aggraver une situation déjà sensible dans un contexte de lutte contre l’épidémie.
Des tensions persistantes autour des enterrements sécurisés
Les incidents de Bunia interviennent alors que les équipes de riposte poursuivent leurs activités de prévention et de prise en charge des cas liés à la maladie à virus Ebola en Ituri.
Les opérations d’inhumation sécurisée continuent de susciter des incompréhensions au sein de certaines communautés, malgré les efforts de sensibilisation menés par les autorités sanitaires et leurs partenaires.
Ces derniers rappellent régulièrement que le respect des protocoles sanitaires demeure indispensable pour prévenir la propagation du virus et protéger les populations.
Pour l’heure, la version présentée par le Groupe KBF n’engage que ses responsables. Les circonstances exactes des incidents et les éventuelles responsabilités restent à établir.
Les autorités compétentes n’ont pas encore communiqué les résultats des enquêtes ouvertes à la suite des événements survenus au cimetière de Nyamurongo.
Rédaction
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