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Bukavu : l’incendie du marché de Kadutu ravive les inquiétudes face à la récurrence des sinistres

*Bukavu : l’incendie du marché de Kadutu ravive les inquiétudes face à la récurrence des sinistres*Un incendie survenu dimanche 6 septembre 2026 a ravagé une partie du marché de Kadutu, à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. Le feu, qui serait parti de maisons voisines avant de se propager vers le marché, a causé d’importants dégâts matériels et économiques.Au milieu des débris, des commerçants tentent d’évaluer l’ampleur de leurs pertes. Madeleine, vendeuse en gros de poissons salés importés du Kenya, affirme avoir perdu l’ensemble de sa marchandise. « Toute ma marchandise a été détruite par le feu. J’ai déchargé toutes mes marchandises de poissons salés avant-hier, et tout a été détruit. J’ai perdu toutes mes économies. Je suis sous le choc », témoigne-t-elle.Des bâtiments du quartier Nyamugo, situé à proximité du marché, ont également été touchés par les flammes. Patrick Mufuto, vendeur de boissons, dit avoir perdu son stock après l’effondrement d’un immeuble de quatre étages dans lequel ses marchandises étaient entreposées. Il estime ses pertes à plus de 5 000 dollars.Face à ce nouveau sinistre, la société civile du Sud-Kivu dénonce la récurrence des incendies à Bukavu, alors que l’activité économique et les moyens de subsistance de nombreuses familles sont déjà fragilisés par le contexte sécuritaire.Maître Amani Lwamba Shadrack, président du Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance en RDC, affirme que son organisation a recensé, sur une période d’un an, 57 décès liés aux incendies, dont 13 enfants, ainsi que 2 831 maisons détruites. Selon lui, plus de 4 000 ménages, représentant plus de 18 000 personnes, seraient actuellement hébergés dans des églises, des écoles ou auprès de familles d’accueil après avoir perdu leur logement.La société civile n’exclut pas l’hypothèse d’incendies d’origine criminelle, mais évoque également des facteurs récurrents tels que l’imprudence, les mauvaises installations électriques et les raccordements frauduleux au réseau électrique.Pour les acteurs de la société civile, la répétition de ces sinistres souligne la nécessité de renforcer la prévention des incendies, le contrôle des installations électriques et les mécanismes d’intervention, particulièrement dans les zones densément peuplées et les grands marchés de Bukavu.Saint Olivier Eloim

Un incendie survenu dimanche 6 septembre 2026 a ravagé une partie du marché de Kadutu, à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. Le feu, qui serait parti de maisons voisines avant de se propager vers le marché, a causé d’importants dégâts matériels et économiques.

Au milieu des débris, des commerçants tentent d’évaluer l’ampleur de leurs pertes. Madeleine, vendeuse en gros de poissons salés importés du Kenya, affirme avoir perdu l’ensemble de sa marchandise. « Toute ma marchandise a été détruite par le feu. J’ai déchargé toutes mes marchandises de poissons salés avant-hier, et tout a été détruit. J’ai perdu toutes mes économies. Je suis sous le choc », témoigne-t-elle.

Des bâtiments du quartier Nyamugo, situé à proximité du marché, ont également été touchés par les flammes. Patrick Mufuto, vendeur de boissons, dit avoir perdu son stock après l’effondrement d’un immeuble de quatre étages dans lequel ses marchandises étaient entreposées. Il estime ses pertes à plus de 5 000 dollars.

Face à ce nouveau sinistre, la société civile du Sud-Kivu dénonce la récurrence des incendies à Bukavu, alors que l’activité économique et les moyens de subsistance de nombreuses familles sont déjà fragilisés par le contexte sécuritaire.

Maître Amani Lwamba Shadrack, président du Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance en RDC, affirme que son organisation a recensé, sur une période d’un an, 57 décès liés aux incendies, dont 13 enfants, ainsi que 2 831 maisons détruites. Selon lui, plus de 4 000 ménages, représentant plus de 18 000 personnes, seraient actuellement hébergés dans des églises, des écoles ou auprès de familles d’accueil après avoir perdu leur logement.

La société civile n’exclut pas l’hypothèse d’incendies d’origine criminelle, mais évoque également des facteurs récurrents tels que l’imprudence, les mauvaises installations électriques et les raccordements frauduleux au réseau électrique.

Pour les acteurs de la société civile, la répétition de ces sinistres souligne la nécessité de renforcer la prévention des incendies, le contrôle des installations électriques et les mécanismes d’intervention, particulièrement dans les zones densément peuplées et les grands marchés de Bukavu.

Saint Olivier Eloim

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