RDC : 29 ans après sa mort, quel souvenir pour le maréchal Mobutu deux président et que reste-t-il du MPR ?
7 septembre 1997 – 7 septembre 2026. Voilà exactement 29 ans que Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko, ancien président du Zaïre, est décédé au Maroc, quelques mois seulement après avoir été renversé par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila.
Près de trois décennies après sa disparition, le nom du « Maréchal » continue de susciter des souvenirs contrastés en République démocratique du Congo. Pour certains, Mobutu reste associé à une époque marquée par l’autorité de l’État, l’unité nationale et une certaine stabilité. Pour d’autres, son règne demeure celui d’un régime autoritaire marqué par le parti unique, la répression, la corruption et la concentration du pouvoir.
Au cœur de ce système se trouvait le Mouvement populaire de la révolution (MPR), créé en mai 1967. Le parti devient progressivement le pilier du régime et, pendant plusieurs décennies, le parti-État du Zaïre.
Le MPR, de parti-État à souvenir politique
Pendant l’ère Mobutu, le MPR occupait une place centrale dans la vie politique et sociale du pays. Son emprise était telle que l’appartenance au mouvement était longtemps imposée à l’ensemble de la population.
Mais le 24 avril 1990, Mobutu annonce la fin du monopartisme et l’ouverture au multipartisme, mettant progressivement fin au rôle du MPR comme parti unique.
La chute du régime en mai 1997 puis la mort de Mobutu quelques mois plus tard accélèrent l’effacement politique du mouvement.
Après la disparition de son fondateur, plusieurs structures et personnalités ont tenté de préserver l’héritage mobutiste, notamment à travers le MPR fait privé, le MPR et l’Union des démocrates mobutistes (UDEMO). Mais ces formations n’ont jamais retrouvé le poids politique qu’avait autrefois le parti de Mobutu.
Un héritage qui divise encore
Aujourd’hui, le MPR n’est plus la force politique dominante qu’il fut pendant près de trois décennies. Il apparaît davantage comme un vestige d’une époque révolue de l’histoire politique congolaise.
Pourtant, 29 ans après la mort de Mobutu, son héritage reste présent dans les débats politiques et dans la mémoire collective. La nostalgie de certains anciens Zaïrois contraste avec les critiques d’un régime dont le bilan demeure fortement controversé.
Une question demeure : que reste-t-il réellement du mobutisme et du MPR dans la RDC d’aujourd’hui ?
Le temps a effacé une grande partie des structures de l’ancien parti-État, mais pas son empreinte dans l’histoire politique du Congo.
Robyzon Banza( rédaction)
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