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Niger : une semaine après la mutinerie, le gouvernement fait le point

Une semaine après la tentative de mutinerie qui a secoué Niamey les 28 et 29 août, le gouvernement nigérien a tenu, vendredi 4 septembre, son premier Conseil des ministres depuis ces événements. La réunion intervient alors que le chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani, ne s’est toujours pas exprimé publiquement sur la crise.

À l’issue du Conseil, les autorités nigériennes ont renouvelé leurs accusations contre la France, qu’elles soupçonnent d’avoir participé à une tentative de déstabilisation du régime. Le gouvernement a également évoqué l’implication présumée de « frères africains », sans cette fois désigner publiquement un pays précis.

Dans son compte rendu, le gouvernement reconnaît par ailleurs pour la première fois la mort de civils lors des affrontements. Il adresse également des vœux de prompt rétablissement aux personnes blessées au cours des événements.

Niamey a également salué le soutien apporté par ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment le Mali et le Burkina Faso. Le gouvernement a aussi remercié l’Algérie et la Russie pour leur appui pendant la crise.

L’intervention de l’Africa Corps russe a notamment été déterminante dans la reprise de la base aérienne 101, située dans l’enceinte de l’aéroport international Diori-Hamani. Des sources concordantes rapportent que les forces russes ont apporté un soutien terrestre et aérien aux forces restées fidèles au général Tiani.

Le gouvernement nigérien affirme enfin ne pas exclure le recours à la justice internationale contre les personnes ou États qu’il accuse d’avoir participé à cette tentative de déstabilisation. Ces accusations, notamment celles visant la France, restent toutefois contestées et devront être étayées par des éléments de preuve.

Saint Olivier Eloim

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