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Ebola à Bunia : les transports en commun, un risque sous-estimé ?

À Bunia, la surcharge des véhicules de transport en commun soulève une question de santé publique en pleine épidémie d’Ebola. Des voitures prévues pour quelques passagers peuvent en transporter plus de cinq, tandis que certains véhicules de 7 à 10 places accueillent parfois plus de 20 personnes.

Le problème n’est pas que le simple fait d’être assis près d’une personne transmette Ebola. Le virus se transmet principalement par contact direct avec le sang ou d’autres liquides biologiques d’une personne infectée, ou avec des objets contaminés par ces liquides.

Mais dans un véhicule surchargé, il devient difficile d’éviter un contact lorsqu’un passager tombe malade, vomit ou saigne. Plusieurs personnes peuvent alors être exposées avant même que la situation ne soit identifiée.

Le risque ne s’arrête pas au véhicule. Chaque passager rejoint ensuite sa famille, son lieu de travail ou son quartier. Une éventuelle exposition peut donc concerner plusieurs ménages.

Face à cette réalité, la lutte contre Ebola ne devrait pas concerner uniquement les centres de traitement. Les transporteurs doivent éviter la surcharge et les passagers doivent également refuser, autant que possible, des conditions de transport qui augmentent inutilement leur exposition.

En période d’épidémie, arriver rapidement à destination ne devrait jamais être plus important que protéger sa propre famille.

Papy Kilongo depuis Bunia

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