Mort du roi oyo : l’hommage solennel de museveni au jeune monarque du tooro
Le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni a rendu hommage, ce samedi 29 août 2026, au roi du Tooro, Oyo Nyimba Kabamba Iguru Rukidi IV, décédé le jeudi 27 août à l’âge de 34 ans alors qu’il recevait des soins médicaux aux États-Unis.
Dans un message de condoléances, le chef de l’État ougandais a exprimé sa profonde tristesse à la suite de la disparition du jeune monarque. Il a notamment salué son potentiel ainsi que sa volonté de collaborer avec les autorités nationales et locales pour contribuer au développement du royaume du Tooro.
Museveni a également révélé que la reine mère, Best Kemugisa, l’avait informé plusieurs mois auparavant de l’état de santé préoccupant de son fils. Selon le président ougandais, le gouvernement avait contribué à la prise en charge médicale du roi, d’abord en Allemagne, puis aux États-Unis, où il est finalement décédé.
des funérailles officielles pour le roi oyo
En signe de reconnaissance envers le défunt monarque, Yoweri Museveni a décidé que le roi Oyo bénéficierait de funérailles officielles.
Le président ougandais a également ordonné que les drapeaux soient mis en berne pendant trois jours : la veille de l’inhumation, le jour des funérailles et le lendemain.
Par ailleurs, Museveni a indiqué que le roi Oyo laisse derrière lui un jeune fils appelé à devenir l’héritier du trône. Son identité devrait être rendue publique conformément aux traditions du royaume du Tooro.
le royaume du tooro plongé dans le deuil
Oyo Nyimba Kabamba Iguru Rukidi IV était monté sur le trône du Tooro en 1995, à l’âge de trois ans, après le décès de son père. Il avait alors été reconnu comme le plus jeune monarque régnant au monde.
Sa disparition plonge le royaume du Tooro ainsi qu’une grande partie de l’Ouganda dans le deuil. Le royaume a officiellement entamé une période de neuf jours de deuil, tandis que les préparatifs des cérémonies funéraires et du processus de succession se poursuivent.
À travers cette décision, le président Museveni entend rendre un dernier hommage à une figure traditionnelle qui, malgré son jeune âge, occupait une place importante dans la vie culturelle et sociale du Tooro.
Joab Tibamwenda, depuis Kasenyi
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