Lualaba : l’appel à une « ville morte » peu suivi, Kolwezi tourne au rythme habituel de ses activités
La journée « ville morte » décrétée par certains partis de l’opposition pour protester contre le projet de révision de la Constitution n’a visiblement pas eu l’effet escompté dans la province du Lualaba. À Kolwezi, chef-lieu provincial, les activités socio-économiques se sont déroulées normalement ce mercredi.
Une ronde effectuée à travers plusieurs communes, quartiers et agglomérations environnantes a permis de constater une forte présence de la population dans les rues dès les premières heures de la matinée. Commerçants, travailleurs, élèves et conducteurs de transports en commun ont poursuivi leurs occupations sans perturbation majeure.
Les marchés ont fonctionné normalement, tout comme les boutiques, magasins et autres centres commerciaux qui sont restés ouverts tout au long de la journée. Les transports en commun ont également assuré la mobilité des habitants à travers la ville.
Dans le secteur de l’éducation, les établissements scolaires ont accueilli les élèves comme à l’accoutumée, tandis que les structures sanitaires ont continué à offrir leurs services aux patients. Les bureaux des administrations publiques ainsi que les services paraétatiques ont également ouvert leurs portes et assuré leurs activités habituelles.
Selon les observations recueillies sur le terrain, aucun incident notable ni trouble à l’ordre public n’a été signalé au cours de la journée. La situation sécuritaire est restée calme dans l’ensemble de la ville.
Cette faible mobilisation semble traduire un manque d’adhésion significative de la population locale à l’appel lancé par les organisateurs de cette action de protestation.
Alors que le débat sur le projet de révision constitutionnelle continue d’alimenter les discussions sur la scène politique nationale, Kolwezi a affiché ce mercredi un visage de normalité, avec une population davantage tournée vers ses activités quotidiennes que vers le mot d’ordre de l’opposition.
Rédaction
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