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Bunia: Ebola décime, des structures sanitaires désinfectent, la désinfection est-elle importante ?

Une semaine après la déclaration officielle de l’existence de la Maladie à Virus Ebola (MVE) en lturi par Africa CDC et Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la situation sanitaire devient de plus en plus macabre avec plus de cent personnes décédées du virus jusqu’à ces jours.

Selon des narratifs, la souche de la 17e apparition de l’épidémie du virus Ebola Bundibugyo commencerait à Mongbwalu, zone minière située à plus de 80 Km dans le territoire de Djugu en Ituri, lors de la manipulation du corps d’un défunt, alors que les membres de la communauté changeaient son cercueil loin de celui acheté à partir de la morgue à Bunia.

Quelques jours plus tard, la communauté fait face à une rafale de morts imputée au mysticisme qui touche plus de 20 membres de cette commune rurale. La question aujourd’hui est celle-ci :

Qui sont ceux qui avaient touché le corps du défunt pour faciliter la propagation du virus à large spectre ?

En fait, la maladie est ravageuse visiblement et silencieusement mortelle. D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), une équipe de la riposte est en pied d’œuvre pour découvrir et tracer les cas contacts.

A Bunia, les grandes structures sanitaires notamment, Centre Évangélique Médical (CME) et l’hôpital Salama accueillent si nécessaire, des patients en provenance de l’intérieur (Djugu, lrumu,…) et même Bunia.

Ne peut-on estimer que des cas contacts ayant fréquenté ces hôpitaux soient des propagateurs du virus à l’ignorance de son existence par le simple toucher ?

Bien en date du 26 mai, l’hôpital Salama a temporairement fermé ses portes pour désinfection après avoir constaté la mort d’un de ces médecins et deux jours plus tard soit le 28 mai, la Polyclinique Citadelle elle aussi, ferme ses portes pour désinfection au jour du décès d’une de ses infirmiers. Ils promettent de réouvrir leurs portes quatre jours après cette opération de désinfection.

Vu la gravité de la probabilité de contamination dans les deux hôpitaux, l’hôpital CME est également à considérer pour être fermé et désinfecté afin de couper la chaîne de transmission.

Les hôpitaux sont-ils des lieux de contamination ?

Dans la ville, tomber malade d’Ebola ou pas devient anxieux et déprimant voire névralgique depuis l’existence de MVE. Les hôpitaux sont perçus comme des points de non retour pour les malades une fois admis au regard du nombre de décès qui y sont enregistrés. La population croit que la maladie est injectable [spéculations] par les soignants. En cas de maladie quelconque, aller se faire consulter semble être un suicide à cause de nombre de décès répertoriés par-ci par-là dans des hôpitaux or la Maladie à Virus Ebola (MVE) est réelle. En conséquence, des malades se livre ignorament à l’automédication

Des patients et soignants lambdas considérés comme des contacts et cas probants détectés seraient des propagateurs par de moindres gestes, par les liquides corporels (salives, sueurs, postillons,…) faute d’une désinfection en amont et en aval de tout traitement.

Considérant cette hécatombe, la désinfection est envisageable pour toutes les grandes structures sanitaires de la ville, afin de couper ou maîtriser tant soit peu la chaîne de transmission du virus.

Par ailleurs, la sensibilisation et le respect des mesures préventives ou barrières [se laver fréquemment les mains au savon ou avec le gel hydroalcoolique et la distanciation physique] sont prophylactiques jusqu’à la disponibilité d’un vaccin contre la 17e épidémie de virus Ebola.

Blaise Wathum depuis Bunia

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