Irumu : La société civile de Walendu Bindi s’inquiète de l’érection d’une barrière de Transcom sur l’axe Gety–Olongba
La société civile de la chefferie de Walendu Bindi, dans le territoire d’Irumu (Ituri), dénonce l’installation d’une barrière du service Transcom au village Koni, situé sur l’axe routier Gety-État – Olongba-Centre, dans le groupement Bamuko.
Dans une réaction exprimée mercredi 4 mars 2026 à Gety-État, chef-lieu de la chefferie, la coordination de la société civile locale fait part de ses inquiétudes face à la mise en place de ce poste de contrôle alors que le tronçon concerné est encore en pleine réhabilitation.
Joint par Ituri.cd, son président, Guillaume Masumbuko, estime qu’il est inadmissible de voir un poste de contrôle installé sur une route dont les travaux ne sont pas encore achevés.
Selon lui, la population a été surprise d’apprendre l’érection de cette barrière de Transcom au village Koni, une initiative qu’il juge illégale dans le contexte actuel.
« Nous assistons à un véritable désordre dans la chefferie de Walendu Bindi. Certaines personnes cherchent du travail, mais finissent par installer des services sans respecter les procédures ni les autorités compétentes. Nous avons été surpris d’apprendre l’existence d’un poste de contrôle de Transcom érigé illégalement au village Koni. Il est interdit d’installer une barrière sur une route en pleine réhabilitation. Le projet STAR-Est est encore en cours d’exécution et les travaux ne sont pas terminés. Nous nous demandons si l’OVDA est informé de cette situation », a déclaré Guillaume Masumbuko.
Tout en reconnaissant que Transcom est un service connexe de l’État, la société civile estime que toute initiative de ce type devrait se faire en collaboration avec les autorités compétentes et dans le respect des procédures administratives.
La structure citoyenne demande ainsi la levée immédiate de cette barrière, au moins jusqu’à la fin des travaux et la réception officielle de la route par les autorités provinciales. Elle estime qu’après cette étape, les services concernés, notamment l’OVDA, la DGRPI, Transcom ou toute autre structure habilitée, pourront alors obtenir les autorisations nécessaires pour installer un éventuel poste de contrôle.
Pour la société civile, ériger une barrière sur une route encore en cours de réhabilitation risque de créer une « cacophonie administrative » et d’alourdir inutilement les charges imposées à la population.
Saint Olivier Eloim, depuis Gety/Irumu
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