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Ituri : 25 ans après, la communauté Bbale commémore les massacres du 19 janvier 2001 et appelle à la paix durable

Un quart de siècle s’est écoulé depuis les massacres ayant visé les membres de la communauté Bbale dans la ville de Bunia et ses environs. Du vendredi 19 janvier 2001 au lundi 19 janvier 2026, vingt-cinq années marquées par le souvenir de l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire récente de cette communauté.

Selon Marcus Mbitsho, vice président de la communauté, la matinée du 19 janvier 2001 avait été marquée par des massacres systématiques, après plusieurs violences similaires enregistrées dans le nord-est du territoire de Djugu entre 1999 et 2000. Ces événements sont qualifiés par la communauté Bbale d’actes de violence à caractère ethnique prémédité.

À l’occasion de cette journée commémorative, les responsables communautaires ont exprimé leur inquiétude face à ce qu’ils considèrent comme une répétition de l’histoire, évoquant la présence actuelle de groupes armés, notamment la CRP, ainsi que celle de l’armée ougandaise (UPDF) dans certaines zones du territoire de Djugu. Une situation jugée préoccupante par les membres de la communauté, malgré leur attachement déclaré à la paix et à la coexistence pacifique.

Une mémoire entretenue depuis 2001

La date du 19 janvier est retenue, depuis 2001, comme journée interne de commémoration des victimes.

Cette commémoration n’a pas pour vocation de raviver les animosités ni de remettre en cause les efforts de paix, mais vise avant tout à honorer la mémoire des disparus et à prévenir la répétition de tels drames, a expliqué le vice-président de la communauté lors d’un point de presse tenu à l’occasion.

Appel à la justice, au dialogue et à la paix

Tout en réaffirmant leur engagement à accompagner l’État congolais dans ses initiatives de pacification, les représentants de la communauté Bbale se réservent le droit de saisir la justice contre les auteurs présumés de ces violences. Ils plaident pour une justice transitionnelle effective, estimant que la vérité et la responsabilité sont des conditions essentielles pour une paix durable.

Lors de cet échange avec la presse, les responsables ont souligné que le dialogue demeure la principale voie de sortie de la crise sécuritaire actuelle. Ils estiment qu’aucune paix durable ne peut être obtenue par la seule force armée, sans un véritable dialogue entre les communautés et un renforcement effectif de l’autorité de l’État.

Profitant de cette commémoration, un message clair a été adressé aux groupes armés actifs dans la région, notamment la CRP, la CODECO, la FPIC et d’autres milices : déposer les armes, cesser les hostilités et respecter les engagements pris en faveur de la paix.

Rédaction

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