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RDC : « Seule l’alternance ouvre les yeux des dirigeants », Jean-Claude Katende recadre Joseph Kabila et interpelle le pouvoir actuel

Le défenseur des droits humains Jean-Claude Katende a critiqué l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, au sujet du rétrécissement de l’espace civique et démocratique en RDC.

Dans une publication sur son compte X, anciennement Twitter, ce mardi 27 octobre 2026, il a notamment remis en question la légitimité de l’ancien chef de l’État à dénoncer la situation actuelle.

« Celui qui a fermé l’espace civique et démocratique entre 2014 et 2018 est-il en meilleure position pour condamner le rétrécissement de l’espace civique aujourd’hui ? », s’est interrogé Jean-Claude Katende.

Pour le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), l’exercice du pouvoir empêcherait certains dirigeants de mesurer les conséquences de leurs propres décisions sur les libertés publiques.

Il estime que la perte du pouvoir permet souvent de prendre conscience des dérives auxquelles on a contribué.

« Je comprends que quand les gens sont au pouvoir, ils sont aveugles et ne voient pas le mal qu’ils font aux autres. Leurs yeux s’ouvrent quand ils perdent le pouvoir », a-t-il déclaré.

Jean-Claude Katende considère ainsi l’alternance politique comme un moyen de favoriser une prise de conscience chez les dirigeants. Selon lui, cette réflexion concerne aussi bien Joseph Kabila que les responsables actuellement au pouvoir.

« Seule l’alternance peut ouvrir les yeux des politiciens. C’est le cas de M. Kabila. Je crois que ce sera aussi le cas des dirigeants actuels », a-t-il ajouté.

En conclusion, le défenseur des droits humains a exhorté les autorités congolaises à consolider l’État de droit, estimant que le respect des principes démocratiques constitue une garantie pour l’avenir, y compris pour ceux qui exercent actuellement le pouvoir.

« Construisez l’État de droit, il va vous protéger demain », a-t-il conclu.

Cette prise de position intervient dans un contexte de débats sur les libertés publiques et l’avenir démocratique de la RDC, alors que les critiques relatives aux restrictions de l’espace civique concernent aussi bien le bilan de l’ancien régime que les pratiques dénoncées sous les autorités actuelles.

Robyzon Banza

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