Ituri : une étudiante de l’Université de Bunia plaide pour une meilleure prise en compte de la santé mentale
Briser les préjugés entourant la souffrance psychologique et encourager les personnes en difficulté à demander de l’aide : c’est l’appel lancé par Linda Ndahura, étudiante en deuxième année de licence en psychologie à l’Université de Bunia (UNIBU), à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre 2026.
Pour cette future professionnelle, la santé mentale reste insuffisamment prise en compte dans la société. Certaines personnes traversent des moments difficiles sans en parler, par crainte d’être jugées ou considérées comme faibles. Elle rappelle pourtant que la souffrance psychologique n’est pas toujours visible et peut affecter n’importe qui, indépendamment de son âge ou de sa condition sociale.
Plusieurs situations peuvent fragiliser le bien-être psychologique, notamment les conflits familiaux, les difficultés financières, les violences, les deuils, les déceptions sentimentales et le chômage. Dans une région confrontée à des crises sécuritaires et sanitaires, les inquiétudes liées à l’environnement quotidien peuvent également accentuer la détresse émotionnelle.
Linda Ndahura invite ainsi les personnes confrontées à ces difficultés à ne pas s’enfermer dans le silence. Elle les encourage à se confier à des personnes de confiance et à consulter un professionnel lorsque cela s’avère nécessaire. Selon elle, rechercher un accompagnement constitue une démarche responsable et non un signe de faiblesse.
L’étudiante attire également l’attention des parents et des enseignants sur leur rôle dans la protection du bien-être émotionnel des enfants et des jeunes. Elle les appelle à faire preuve d’écoute et de compréhension, notamment lorsque ces derniers traversent des périodes difficiles.
Elle dénonce par ailleurs les moqueries, les jugements et les paroles blessantes qui peuvent renforcer l’isolement des personnes en souffrance. À ses yeux, une attitude bienveillante et une écoute sans préjugés peuvent contribuer à créer un environnement dans lequel chacun se sent libre d’exprimer ses difficultés.
À l’occasion de cette journée mondiale, Linda Ndahura appelle donc à faire de la santé mentale une préoccupation collective, en encourageant le dialogue, la solidarité et l’accès à un accompagnement adapté. Son message rappelle que le bien-être psychologique mérite autant d’attention que la santé physique.
« Prenons soin de nos esprits comme nous prenons soin de nos corps », conclut-elle.
Rachidi Kudra, depuis Fataki
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