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RDC : Dette publique, Doudou Fwamba recadre Joseph Kabila et défend la stratégie économique de Tshisekedi

Le débat autour de l’endettement de la République démocratique du Congo prend une nouvelle tournure.

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a répondu aux critiques formulées par l’ancien président Joseph Kabila sur l’évolution de la dette publique congolaise.

Dans une publication sur le réseau social X, le ministre a défendu la politique d’endettement du gouvernement, estimant que le montant total de la dette ne suffit pas, à lui seul, à évaluer la santé financière du pays.

Pour soutenir son argumentation, Doudou Fwamba avance que la dette publique congolaise représente moins de 20 % du produit intérieur brut (PIB). Selon lui, cet indicateur permet de mieux apprécier le poids de l’endettement dans l’économie nationale.

Le ministre présente ainsi l’emprunt comme un instrument de financement pouvant contribuer à la réalisation des infrastructures et à la mise en œuvre des priorités gouvernementales, à condition de préserver la soutenabilité des finances publiques.

« Assainir la dette publique est une chose ; utiliser celle-ci comme un levier de financement des infrastructures et des priorités du Gouvernement tout en maintenant sa soutenabilité […] résulte de la cohérence de l’action publique et d’une vision stratégique », a-t-il souligné.

Cette sortie intervient au lendemain du discours de Joseph Kabila, prononcé le vendredi 9 octobre 2026.

L’ancien chef de l’État avait notamment critiqué le niveau d’endettement du pays, qu’il présente comme un élément préoccupant du bilan économique du pouvoir de Félix Tshisekedi.

À travers cette réponse, Doudou Fwamba défend une approche fondée sur le rapport entre la dette et la richesse nationale, plutôt que sur le seul montant cumulé des emprunts.

Toutefois, au-delà des chiffres, la question centrale reste celle de l’utilisation des fonds empruntés, de leur impact concret sur les conditions de vie des Congolais et de la capacité de l’État à rembourser ses engagements sans fragiliser durablement ses finances.

Le débat sur la dette publique congolaise oppose ainsi deux lectures : celle de Joseph Kabila, axée sur l’augmentation de l’endettement, et celle du ministre des Finances, qui met en avant son poids relatif dans l’économie et son rôle potentiel dans le financement du développement.

Rédaction

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