ONU : António Guterres plaide pour une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a une nouvelle fois mis en avant la question de la représentation de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.
Le chef de l’organisation internationale estime que la composition actuelle de cet organe ne correspond plus aux réalités du monde contemporain. Selon lui, l’absence de pays africains parmi les membres permanents constitue une anomalie qui doit être corrigée dans le cadre d’une éventuelle réforme du Conseil de sécurité.
António Guterres considère qu’un Conseil de sécurité adapté aux réalités du XXIᵉ siècle ne peut continuer à fonctionner sans accorder à l’Afrique une représentation permanente. Il a qualifié cette situation d’« injuste et indéfendable », soulignant le poids démographique, politique et économique croissant du continent.
Pour expliquer cette situation, le secrétaire général de l’ONU rappelle le contexte historique dans lequel l’organisation a été créée. En 1945, une grande partie du continent africain se trouvait encore sous domination coloniale. Les réalités politiques de l’époque étaient donc très différentes de celles que connaît aujourd’hui la communauté internationale.
Plus de sept décennies après la création des Nations unies, la question de la réforme du Conseil de sécurité reste ainsi au centre des discussions sur l’avenir de la gouvernance mondiale.
Le débat porte notamment sur la possibilité d’accorder au continent africain des sièges permanents au Conseil de sécurité, afin de renforcer sa participation aux décisions concernant les grandes questions internationales, notamment la paix et la sécurité.
Pour António Guterres, une réforme de cette institution doit tenir compte de l’évolution du monde et permettre une représentation plus conforme aux réalités actuelles.
La question de la place de l’Afrique au Conseil de sécurité s’inscrit ainsi dans un débat plus large sur la réforme du système multilatéral et sur la manière de rendre les institutions internationales davantage représentatives de l’ensemble des régions du monde.
César Marcelo
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