×

RDC : après l’assassinat du président de la Cour d’appel du Haut-Katanga, le CSM relance le débat sur l’armement des magistrats

Au lendemain de l’assassinat de Vincent Muana Mulenda, président de la Cour d’appel du Haut-Katanga, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) relance le débat sur la sécurité des magistrats, notamment sur l’application effective de leur droit au port d’une arme de petit calibre à des fins d’autodéfense.

Dans un communiqué publié lundi à Kinshasa, le CSM condamne le meurtre du haut magistrat, tué dans la nuit du 20 au 21 septembre à son domicile de Lubumbashi lors d’une attaque menée par des hommes armés non identifiés.

L’institution judiciaire exige l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs de cet assassinat, mais également leurs éventuels complices et commanditaires.

Le CSM rappelle par ailleurs les dispositions de l’article 19 de la loi organique n°06/020 portant statut des magistrats, modifiée en 2015, qui reconnaît aux magistrats le droit de détenir une arme d’autodéfense personnelle.

Pour le Conseil, l’application effective de cette disposition pourrait contribuer à renforcer la sécurité des magistrats face aux menaces et attaques dont certains font l’objet.

Le CSM demande également aux autorités compétentes de renforcer la sécurisation des résidences des magistrats, afin de leur permettre d’exercer leurs fonctions dans des conditions de sécurité adéquates.

L’assassinat de Vincent Muana Mulenda intervient ainsi au cœur des préoccupations sur la protection des membres du pouvoir judiciaire et relance le débat sur les mesures à prendre pour garantir leur sécurité.

Robyzon Banza

Share this content:

Laisser un commentaire