Mambasa : les déplacés de guerre confrontés au manque de vivres et d’abris
Plusieurs familles déplacées à la suite des attaques attribuées aux combattants ADF dans différentes chefferies du territoire de Mambasa font face à des conditions de vie difficiles. Dans la chefferie des Babila-Babombi, notamment, des personnes ayant fui les violences sont installées dans des écoles, des églises ou encore dans des abris mis à disposition par des habitants.
Parmi ces déplacés figurent des enfants, des femmes enceintes et allaitantes ainsi que des personnes âgées. Certains passent leurs nuits dans des conditions précaires, faute d’abris adaptés et de moyens suffisants pour subvenir à leurs besoins.
L’accès à la nourriture constitue également une préoccupation majeure. Pour se procurer des vivres, certains déplacés parcourent de longues distances pour atteindre les champs appartenant à des familles d’accueil. D’autres se livrent à des travaux journaliers afin de pouvoir se nourrir.
Cette recherche de moyens de subsistance reste toutefois risquée dans certaines zones où la présence de groupes armés est signalée. Les populations qui s’aventurent dans des zones agricoles éloignées sont exposées à d’éventuelles attaques.
L’accès à l’eau potable constitue une autre difficulté pour ces communautés déplacées. Le nombre limité de points d’eau dans les zones d’accueil complique davantage leurs conditions de vie et accroît les risques sanitaires.
Dans la chefferie des Babila-Bakwanza, l’accès aux champs est également devenu difficile pour plusieurs habitants. Les opérations menées par les forces conjointes FARDC-UPDF contre les ADF dans certaines zones rurales limitent l’accès de la population à des espaces agricoles éloignés, alors que l’agriculture demeure une principale source de subsistance.
La situation reste également préoccupante dans les chefferies de Bombo, Bandaka, Walese-Karo et Desse, où des habitants ont fui certaines localités à la suite des incursions attribuées aux groupes armés. Plusieurs personnes ont trouvé refuge dans des zones jugées plus sûres, notamment à Mambasa-centre.
Face à cette situation, des besoins urgents sont signalés en matière de nourriture, d’eau potable et d’abris. Une assistance humanitaire apparaît nécessaire pour soutenir les populations déplacées en attendant une amélioration durable de la situation sécuritaire permettant leur retour dans leurs milieux d’origine.
La rédaction
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