Ituri : des infirmiers engagés dans la riposte contre Ebola réclament une revalorisation de leurs primes de risque
Des infirmiers mobilisés dans la riposte contre la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola en Ituri demandent au gouvernement congolais de revoir à la hausse les primes de risque accordées aux personnels de première ligne. Ils estiment que les montants actuellement versés ne correspondent ni aux risques encourus ni aux responsabilités qu’ils assument quotidiennement.
Selon des sources infirmières, les soignants assurent une présence permanente dans les Centres de traitement Ebola (CTE), où ils administrent les soins, assurent la surveillance clinique des patients et les accompagnent tout au long de leur prise en charge. Elles rappellent que plusieurs professionnels de santé ont perdu la vie lors de précédentes épidémies en exerçant cette mission.
D’après ces mêmes sources, la prime journalière versée par l’État est de 12 dollars américains pour les infirmiers et les laborantins, contre 7 dollars pour les hygiénistes. Les infirmiers jugent cette rémunération insuffisante au regard de leur exposition directe au virus.
Ils affirment également que certaines catégories professionnelles, qu’ils considèrent comme moins exposées au contact direct avec les patients, bénéficieraient de primes plus élevées. Une situation qui, selon eux, nourrit un sentiment d’iniquité et affecte la motivation des équipes.
Les infirmiers précisent toutefois que leur démarche ne remet pas en cause le rôle des autres acteurs de la riposte, notamment les médecins, psychologues, nutritionnistes, logisticiens et autres professionnels de santé. Ils plaident plutôt pour une révision des primes fondée sur le niveau réel d’exposition aux risques et les responsabilités exercées par chaque catégorie de personnel.
À travers cette revendication, ils espèrent que les autorités congolaises engageront une réévaluation du système d’indemnisation afin de mieux reconnaître l’engagement des soignants en première ligne de la lutte contre Ebola en Ituri.
Rédaction
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