Irumu : un an après le massacre de Komanda, le souvenir d’une nuit de terreur reste intact
Le 27 juillet 2026 marque le premier anniversaire du massacre perpétré à Komanda, dans la chefferie des Basili, territoire d’Irumu. Un an après cette attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), les habitants continuent de porter les séquelles d’un drame qui a profondément marqué cette localité de la province de l’Ituri.
Dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025, des hommes armés avaient pris pour cible les installations de la paroisse catholique Bienheureuse Anuarite de Komanda, où des membres de la Croisade eucharistique étaient rassemblés en préparation des festivités du cinquantenaire de leur mouvement.
Selon les témoignages recueillis après les faits, l’attaque a duré près d’une heure. Les assaillants ont ouvert le feu et utilisé des armes blanches contre les personnes présentes. Parmi les victimes figuraient des femmes, des hommes et des jeunes.
Un survivant avait rapporté que les assaillants portaient des tenues similaires à celles des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ce qui avait semé la confusion au moment de l’attaque. Caché derrière une moto endommagée, il avait assisté à la scène sans être découvert. Il avait également affirmé avoir vu plusieurs enfants emmenés par les assaillants, tout en précisant qu’il n’était pas en mesure d’identifier leur provenance.
Au cours de cette même nuit, plusieurs incendies se sont déclarés dans la cité de Komanda, détruisant notamment des commerces. Des détonations ont continué à être entendues après le départ des assaillants, plongeant la population dans l’incertitude quant à leur origine et à l’évolution de la situation sécuritaire.
À l’aube, les habitants ont découvert l’ampleur des violences. Les autorités territoriales et les services de sécurité se sont rendus sur les lieux pour effectuer les premiers constats, tandis qu’une réunion d’urgence du comité local de sécurité était organisée afin d’évaluer la situation et de coordonner les premières réponses.
Le nombre exact de victimes a fait l’objet de bilans différents. L’administration militaire avait annoncé 39 civils tués, la société civile avait évoqué 40 morts, tandis que certaines organisations de défense des droits humains faisaient état de 43 victimes.
Le 28 juillet 2025, plusieurs victimes ont été inhumées dans une fosse commune aménagée au sein de la paroisse Bienheureuse Anuarite de Komanda. D’autres corps avaient été remis à leurs familles pour des enterrements individuels avec l’appui des autorités.
Malgré ce contexte marqué par l’insécurité et le deuil, les épreuves de la session ordinaire de l’Examen d’État s’étaient poursuivies dans la région sous un important dispositif sécuritaire.
Un an après cette tragédie, les familles endeuillées, les survivants et les habitants de Komanda continuent de réclamer davantage de sécurité afin de prévenir de nouvelles attaques contre les populations civiles. Les cérémonies de commémoration organisées ce 27 juillet sont l’occasion de rendre hommage aux victimes et de rappeler la nécessité de poursuivre les efforts pour restaurer durablement la paix dans cette partie de l’Ituri.
Rédaction
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